
Tristesse et incompréhension à Las Illas : hommage à Jean-Marc Sibille, tué par le GIGN
Plus de 150 villageois se sont réunis dans le hameau de Las Illas, dans la commune de Maureillas (Pyrénées-Orientales), ce dimanche 17 mai 2026. Vêtus de blanc, ils rendaient hommage à leur voisin, mari ou père, Jean-Marc Sibille, abattu par un agent du GIGN le 29 avril dernier, dans des circonstances troublantes.
Dans ce petit hameau, l’émotion est encore très vive, seulement deux semaines et demi après le drame. Jean-Marc Sibille, écrivain de 65 ans, a été tué à son domicile après une dispute de voisinage. Les détails de cet incident demeurent flous. Les participants à la marche blanche expriment une profonde incompréhension et une tristesse palpable.
Le 29 avril, une altercation a éclaté entre Jean-Marc Sibille et un voisin, à qui il reprochait d’avoir tenté d’abuser de sa femme quelques jours plus tôt. Au cours de la dispute, Jean-Marc a tiré deux coups de feu en l’air avant de rentrer chez lui. L’épouse du voisin a alors appelé le GIGN, qui est intervenu en qualifiant Jean-Marc de « forcené armé et enfermé chez lui avec sa femme et ses enfants ». Cependant, Assanata Sibille, présente lors de l’incident, conteste cette version des faits.
Les proches de Jean-Marc critiquent également la représentation qui a été faite de lui dans les médias. Édith Raulet, une voisine, affirme : « Ce n’est pas du tout le visage de Jean-Marc. C’est quelqu’un de respectueux, que je côtoyais tous les jours, qui a des valeurs. »
Au micro des médias, Assanata Sibille a exprimé sa gratitude envers les villageois présents : « C’est un soutien très fort, je remercie tout le monde. Mon mari était quelqu’un de très bien. » Elle a également partagé sa douleur, déclarant : « Ça me touche beaucoup. C’est dur. C’est trop dur. »
Le parquet de Perpignan a ouvert deux enquêtes : l’une concernant les violences commises par Jean-Marc, et l’autre sur le tir mortel effectué par un militaire.
Source : France 3 Régions





