
À un an de la présidentielle, la gauche a-t-elle déjà perdu ou peut-elle gagner ?
Dans un an, Emmanuel Macron rendra les clés du pouvoir sans avoir réussi à endiguer la montée du Rassemblement National (RN), qui, au contraire, est devenu le favori pour la présidentielle de 2027. En 2024, la gauche avait su s’unir pour faire face à l’extrême droite en formant le Nouveau Front populaire, remportant le plus grand nombre de sièges lors des législatives. Cependant, pour 2027, les partis de gauche — socialistes, insoumis, écologistes et communistes — semblent se diriger vers une campagne en ordre dispersé.
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Malgré un score qui n’a pas dépassé les 32 % lors des élections depuis 2014, la question se pose : la gauche a-t-elle déjà perdu ou peut-elle encore gagner ? Quel type de ligne politique doit-elle adopter ? L’union, tant réclamée par une partie de l’électorat de gauche, est-elle encore envisageable ?
Pour son millième numéro, l’Humanité a réuni plusieurs figures de la gauche, dont la députée LFI Aurélie Trouvé, l’écologiste Sandrine Rousseau, le sénateur PS Rémi Cardon et le porte-parole du PCF, Léon Deffontaines, pour débattre de ces enjeux.
Constat et analyse
La gauche, souvent perçue comme perdante dans les scénarios envisagés pour 2027, peine à incarner une véritable alternance après dix ans de macronisme. Sandrine Rousseau souligne que l’union a déjà fait ses preuves, mais déplore l’absence de projet clair. Elle s’inquiète de la concurrence entre les candidats de gauche, qui se traduirait par des scores autour de 17 % au premier tour, rendant toute victoire impossible.
Léon Deffontaines, quant à lui, remet en question l’efficacité du Nouveau Front populaire, arguant qu’il n’a pas permis de remporter les élections et que des majorités se forment souvent contre le progrès social. Il insiste sur la nécessité de reconquérir les électeurs qui ne croient plus en la gauche, en particulier dans les circonscriptions ouvrières.
Conclusion
À un an de l’échéance présidentielle, la gauche doit faire face à un défi de taille : unir ses forces tout en redéfinissant son projet politique pour regagner la confiance d’un électorat de plus en plus volatile.
Source : L’Humanité






