En France, des campus bloqués rejoignent la mobilisation lycéenne, sur fond de gel annoncé des APL
Plus de 30 facs bloquées. Plus de 600 lycées mobilisés. Les conditions d’études sont invivables et la précarité étudiante explose. Que fait le gouvernement ? Il annonce le gel des APL ! Trop c’est trop. Les étudiants font bien de rejoindre le mouvement lycéen.Défendez-vous !
Ce jeudi 1er octobre 2026, le député Louis Boyard affirme que plus de 30 facultés sont bloquées et que plus de 600 lycées sont mobilisés en France. Il relie cette contestation aux conditions d’études et au projet gouvernemental de gel des aides au logement. Les chiffres avancés restent à confirmer ; le projet de gel, lui, porte sur 2027, pas sur ce mois d’octobre.
Le fait principal
Louis Boyard soutient la mobilisation lycéenne et étudiante et met en cause la politique du gouvernement sur les aides au logement. Ses « plus de 30 » facultés bloquées et « plus de 600 » lycées mobilisés sont des chiffres avancés par le député, sans bilan national indépendant permettant ici de les confirmer. Ils ne décrivent pas non plus exactement la même chose : une faculté bloquée est un site dont l’accès est entravé ; un lycée mobilisé ne l’est pas nécessairement.
Ce qui s’est passé
Le 29 septembre, l’Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne ont appelé à de nouveaux blocages le 1er octobre. Dans leur communiqué, elles revendiquaient pour la journée du 29 septembre une dizaine d’universités et plus de 400 lycées bloqués à travers le pays. Ce sont des décomptes syndicaux, portant sur une autre date que celle de la publication de Louis Boyard. ()
Sur les APL, le calendrier est plus net. Interrogé par Sud Radio le 1er octobre, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a défendu une proposition de non-revalorisation à partir du 1er octobre 2027. Il a précisé qu’elle faisait partie de la copie budgétaire soumise à la discussion parlementaire. Ce n’est donc pas une baisse immédiate des allocations, ni une me déjà entrée en vigueur pour 2027. ()
Le contexte
Un gel signifie que le barème ne serait pas relevé à la date prévue. L’aide ne diminuerait pas automatiquement en euros pour cette seule raison, mais elle ne suivrait pas la hausse du coût du logement. Pour le 1er octobre 2026, Service Public indiquait au contraire qu’une revalorisation de 1,15 % était attendue, sauf décision gouvernementale contraire. Confondre 2026 et 2027 change donc le sens de l’annonce. ()
Les étudiants ne perçoivent pas tous la même prestation : selon Service Public, ils peuvent, sous conditions, bénéficier de l’APL, de l’ALS ou de l’ALF. Le logement reste néanmoins un enjeu documenté de leurs conditions de vie : une étude publiée par l’Insee en 2026 rappelle que, d’après des données de 2023, 39,9 % des étudiants de 18 à 24 ans vivant hors du domicile parental en France métropolitaine étaient pauvres, contre 17,5 % de ceux vivant chez leurs parents. Ces données ne ment pas l’évolution de la précarité en 2026. ()
Les chiffres à retenir
- Plus de 30 facultés et plus de 600 lycées : les nombres avancés par Louis Boyard pour la mobilisation du 1er octobre, non confirmés ici par un bilan national indépendant.
- 1er octobre 2027 : la date de non-revalorisation des APL proposée par le ministre. ()
- 1,15 % : la revalorisation attendue au 1er octobre 2026 selon Service Public, sous réserve d’une décision contraire. ()
Ce que montrent les faits
La tension politique est réelle : le gouvernement défend une économie future sur les aides au logement tandis que des organisations étudiantes et lycéennes dénoncent leurs conditions de vie et d’études. Mais le raccourci a ses limites. Les décomptes de mobilisation demandent confirmation, et le gel évoqué par le ministre reste une proposition pour 2027. Un chiffre revendiqué n’est pas un recensement officiel ; une annonce budgétaire n’est pas encore une loi. ()
Ce qu’il faut retenir
Louis Boyard fait des APL un symbole de la mobilisation. Le sujet mérite mieux qu’un calendrier brouillé : pour juger le choix du gouvernement, il faut distinguer la revalorisation attendue en 2026 du gel proposé pour 2027 — et attendre un bilan vérifiable des établissements touchés.
Source : Louis Boyard – Député du Val de Marne
