Winston Churchill : une nuit à Ajaccio le 14 août 1944
Dans la nuit du 14 au 15 août 1944, les forces alliées lancent l’opération Anvil-Dragoon, marquant le début d’un débarquement sur les côtes de Provence. Peu après minuit, les premiers commandos débarquent, suivis par le parachutage de 5 000 hommes. Ce débarquement est préparé depuis plusieurs jours, avec des troupes françaises en entraînement intensif sur l’île de Corse.
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Contexte factuel
Le 12 août 1944, deux convois de près de cent navires se dirigent vers Ajaccio, alors que la Corse est libérée depuis dix mois. Des stocks importants de munitions sont entreposés dans les golfes d’Ajaccio et du Valinco. Les plages de Porticcio et de Mare e Sole sont équipées de pontons pour faciliter l’embarquement de matériel.
Le 14 août, les flottes, après avoir rejoint Ajaccio, accueillent Sir Winston Churchill, qui arrive à bord d’un Dakota C-47 en provenance de Naples. Il est reçu par le général Henry Maitland Wilson et l’amiral John Cunningham, responsables de l’opération. Au cours de son séjour, Churchill prend connaissance des préparatifs militaires et de la transformation de la Corse en base avancée pour l’aviation stratégique.
Données ou statistiques
Les réserves de munitions en Corse incluent des obus de différents calibres, allant de 75 à 340 mm, stockés sur des bâtiments français tels que le « Quercy » et le « Basfleur ». Ces derniers sont prêts à transférer leurs munitions aux navires de combat en mer.
Conséquence directe
Le départ de la flotte, programmé tard dans la nuit, se fait sous le commandement de Churchill, qui, après un bref repos à la villa Pietri, embarque sur le torpilleur britannique « Kimberley » pour observer le débarquement depuis le large.
Cette opération représente un tournant significatif dans la campagne militaire alliée en Europe.
Source : Jean-Noël Aïqui, « Winston Churchill : une nuit à Ajaccio, le 14 août 1944 », Combattants Corses, n° 242.






