
Washington condamne une « campagne d’intimidation » de Pékin contre le président taïwanais
Les États-Unis ont dénoncé, mercredi 22 avril, une « campagne d’intimidation » orchestrée par la Chine, suite à la décision de plusieurs pays africains de révoquer leurs permis de survol au président taïwanais, Lai Ching-te, ce qui l’a contraint à reporter une visite en Eswatini, en Afrique australe.
Pékin a réagi en qualifiant ces accusations d' »irresponsables » et a exhorté Washington à ne pas soutenir les forces « séparatistes » taïwanaises. Taipei a annoncé que la visite de Lai Ching-te, prévue cette semaine, a été retardée après que des pays comme les Seychelles, l’île Maurice et Madagascar ont révoqué leurs permis de survol de manière inattendue et sans préavis.
La Chine considère Taïwan comme une province sous son contrôle, affirmant qu’elle privilégie une solution pacifique, tout en n’excluant pas l’usage de la force pour prendre le contrôle de l’île.
Le département d’État américain a exprimé sa préoccupation, accusant ces pays d’agir à la demande de la Chine et dénonçant cela comme un exemple supplémentaire de l’intimidation exercée par Pékin contre Taïwan et ses alliés. En réponse, un porte-parole des Affaires étrangères chinoises a déclaré que les États-Unis critiquaient de manière irresponsable les actions légitimes de la Chine pour protéger sa souveraineté nationale.
La Chine a également demandé aux États-Unis de ne pas instrumentaliser la question taïwanaise pour s’ingérer dans ses affaires intérieures et de ne pas envoyer de signaux erronés aux forces qui prônent l’indépendance de Taïwan.
L’Eswatini, anciennement le Swaziland, est l’un des 12 pays dans le monde à reconnaître encore la « République de Chine », le nom officiel de Taïwan, tandis que la majorité des nations, ainsi que l’ONU, ne reconnaissent que Pékin comme représentant officiel de la Chine.
Source : AFP




