
Symboles républicains volés : d’étranges délits se multiplient dans cette commune rurale
Depuis les élections municipales, la commune de Luant, au cœur de l’Indre, fait face à une délinquance pour le moins déroutante. Le ou les auteurs de vols s’en prennent aux symboles républicains, drapeaux ou portraits officiels des présidents.
Est-ce l’œuvre d’un plaisantin ou d’un déséquilibré, celle d’un ennemi juré du nouveau maire ou encore d’un fétichiste de la République ? Les Luantaises et Luantais n’en finissent pas de s’interroger. Bien que ces actes ne relèvent pas du grand banditisme, ils perturbent la tranquillité de cette paisible commune de 1 600 habitants.
Les incidents ont débuté le 19 mars, peu après l’élection du nouveau maire (SE) Jean-Michel Roualdès. « Tous les drapeaux qui étaient sur la façade de la mairie et sur le monument aux morts pour célébrer la fin de la guerre d’Algérie ont été volés dans la nuit du 19 au 20 mars », indique le nouvel élu. Après une publication sur la page Facebook de la commune, les drapeaux ont été restitués, avec même un surplus.
Cependant, la situation a pris une tournure plus inquiétante le 1er mai, lorsque des portraits officiels des présidents de la République ont été dérobés dans la salle du conseil municipal. Sept portraits ont été emportés, Jacques Chirac ayant échappé au vol. Le maire a signalé que la vitre d’une fenêtre avait été brisée pour accéder à la salle.
Le maire a depuis récupéré un portrait d’Emmanuel Macron auprès de la préfecture, mais il devra puiser dans le budget communal pour remplacer les portraits manquants. Une nouvelle plainte a été déposée et la gendarmerie enquête.
Le dernier incident s’est produit lors de la cérémonie du 8 mai, où tous les drapeaux tricolores ont de nouveau été volés. « Cela nous peine qu’on y enlève les drapeaux car c’est une symbolique forte », a déclaré le maire. Il a également annoncé travailler avec les gendarmes à la mise en place d’un dispositif de vidéosurveillance.
Les auteurs de ces vols encourent jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende, selon la législation en vigueur sur la protection des symboles de la République.
Source : France 3 Régions.





