

À l’occasion de la Journée mondiale de la maladie cœliaque, le 16 mai, Katia Maréchal, déléguée de l’Association française des intolérants au gluten, présente cette pathologie auto-immune, ses symptômes et les méthodes de diagnostic.
La maladie coeliaque est une pathologie auto-immune déclenchée par l’ingestion de gluten chez des personnes génétiquement prédisposées. Ses symptômes sont extrêmement variés et souvent trompeurs, allant de simples carences en fer ou fatigue chronique à des troubles gastriques sévères ou des retards de croissance chez l’enfant. Cette diversité clinique, qualifiée par les spécialistes de maladie caméléon, explique en grande partie l’errance médicale que subissent de nombreux patients avant d’obtenir un diagnostic précis.
Diagnostic et limites de la prise en charge
Le diagnostic repose aujourd’hui sur une prise de sang ciblant les anticorps anti-transglutaminase, suivie d’une biopsie intestinale confirmant la destruction des villosités de l’intestin grêle. Malgré des outils de dépistage existants, la maladie reste largement sous-diagnostiquée, avec seulement 10 à 20 % des cas identifiés. La difficulté est accrue par l’omniprésence du gluten dans l’alimentation transformée moderne et par l’absence de traitement curatif, le régime sans gluten strict restant la seule alternative thérapeutique.
Source : Association française des intolérants au gluten.




