
Violences sexuelles : un réseau d’agresseurs mondial infiltré
Publié le 27/04/2026 à 23:36, mis à jour le 28/04/2026 à 00:24
Des vidéos de femmes violées dans leur sommeil, droguées à leur insu, continuent de circuler sur Internet, attirant des millions de vues. Ces contenus choquants sont souvent partagés sur des messageries privées où des hommes échangent des conseils et des méthodes pour commettre ces actes. Cette mécanique sordide a été mise en lumière par une enquête menée par CNN et les journalistes de France Télévisions.
Sur un site pornographique, des centaines de vidéos montrent des femmes profondément endormies, parfois droguées. Dans une messagerie cryptée, un utilisateur américain a été découvert en train de vendre des images d’une femme inconsciente, qu’il filme en train d’être abusée. D’autres forums privés permettent à des hommes de partager en anglais des conseils pour violer leurs partenaires, se félicitant ensuite de leurs actes.
Des témoignages de victimes, comme Zoe Watts, 48 ans, qui a subi des abus de son mari pendant 14 ans, révèlent l’ampleur du problème. Elle déclare : « J’ai vraiment du mal à décrire ce qui m’est arrivé. » Son combat a été inspiré par Gisèle Pelicot, une autre victime, qui a dénoncé ces pratiques en ligne et a interpellé les hommes sur leurs responsabilités.
Le site “Coco”, utilisé par Dominique Pelicot pour recruter des complices, a récemment refait surface sous un autre nom, deux ans après sa fermeture. La ministre du Numérique, Anne Le Henanff, a annoncé que le site est sous surveillance, des investigations étant en cours pour le fermer à nouveau si nécessaire. Lors de sa dernière fermeture, “Coco” était impliqué dans plus de 23 000 procédures pénales pour viols, trafics et agressions sexuelles sur mineurs.
La lutte contre ces réseaux d’agresseurs reste d’actualité, alors que la persistance de ces pratiques sur Internet continue d’inquiéter les autorités et les victimes.
Source : Franceinfo.




