En seulement quelques jours, à Vénissieux, près de Lyon, trois tentatives d’homicides en lien avec le narcotrafic ont émaillé la cité. Face à cette violence, les pouvoirs publics ont réagi et annoncent le déploiement d’une soixantaine de policiers, « le temps nécessaire », assure la préfecture du Rhône.

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Les images font froid dans le dos. Ce samedi, en pleine journée, des riverains ont filmé des scènes glaçantes dans le quartier Joliot Curie à Vénissieux. On peut voir un groupe de quatre individus cagoulés faire feu sur une autre personne, à seulement quelques mètres.

C’est l’une des illustrations de la violence qui jalonne le quotidien des habitants. Cette fusillade a été suivie par une autre la nuit dernière, devant un hall d’immeuble dans le même quartier, un jeune homme grièvement blessé a été pris en charge par les secours. Ces scènes de violences sur fond de rivalités liées au trafic de drogue inquiètent les habitants.

« Trois tentatives d’homicide en quelques jours, c’est inacceptable », a indiqué Antoine Guérin, Préfet délégué pour la défense et la sécurité.

Le préfet délégué à la sécurité a annoncé le déploiement d’une soixantaine de policiers sur le secteur, « le temps nécessaire pour démanteler les réseaux », a-t-il affirmé à la suite d’une rencontre avec le maire.

Nous n’acceptons pas qu’il y ait une guerre des territoires. Notre détermination est totale pour lutter contre le narcotrafic.

Antoine Guérin, Préfet délégué pour la défense et la sécurité.

Le préfet délégué à la sécurité a également pointé du doigt les consommateurs qui ont « du sang sur les mains ».

À ses côtés, le maire, fraîchement élu, Idir Boumertit (LFI), en appelle au renfort des moyens : « on compte sur les services de l’État pour agir ». « On est là pour montrer aux habitants qu’ils ne sont pas abandonnés ». Il en a profité pour rappeler que le renforcement des effectifs de la police municipale était désormais lancé, comme il s’y était engagé lors de la campagne. « Mais, il y a aussi le volet prévention », a-t-il précisé.

Article rédigé à partir du reportage d’Ozlem Unal et Béatrice Tardy, France 3 Rhône-Alpes.

Vénissieux : Quand la violence fait la une, les promesses se perdent dans le vent

Trois tentatives d’homicide en quelques jours à Vénissieux, et l’État déploie une soixantaine de policiers. Mais est-ce vraiment la réponse adéquate à une crise qui s’installe ?

En seulement quelques jours, le quartier Joliot Curie à Vénissieux, près de Lyon, a été le théâtre de scènes de violence inouïes. Des riverains, armés de leurs smartphones, ont filmé un groupe de quatre individus cagoulés tirant sur une autre personne en pleine journée. Une image qui fait froid dans le dos, mais qui semble être devenue le quotidien de certains habitants. La préfecture, dans un élan de réactivité, annonce le déploiement d’une soixantaine de policiers, « le temps nécessaire », comme si la présence policière pouvait effacer des mois, voire des années, de tensions accumulées.

Ce qui se passe réellement

La réalité est brutale : ces fusillades, liées à des rivalités de narcotrafic, ne sont pas des événements isolés. Elles s’inscrivent dans un contexte où la violence devient presque banale. Le préfet délégué pour la défense et la sécurité, Antoine Guérin, s’indigne : « Trois tentatives d’homicide en quelques jours, c’est inacceptable. » Mais que fait-on réellement pour éviter que cela ne se reproduise ?

Pourquoi cela dérange

Les incohérences sont frappantes. D’un côté, on déploie des forces de l’ordre, mais de l’autre, on pointe du doigt les consommateurs, accusés d’avoir « du sang sur les mains ». Une belle manière de déplacer la responsabilité, n’est-ce pas ? Au lieu de s’attaquer aux racines du problème, on préfère jouer les pompiers en attendant que la situation s’envenime encore davantage.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : les habitants vivent dans la peur, et la confiance envers les institutions s’effrite. Le maire fraîchement élu, Idir Boumertit (LFI), appelle à un renforcement des moyens, mais cela ressemble plus à un cri dans le désert qu’à une véritable solution. « On est là pour montrer aux habitants qu’ils ne sont pas abandonnés », dit-il. Mais comment croire à cette promesse quand les faits parlent d’eux-mêmes ?

Lecture satirique

Le discours politique, à ce stade, devient presque comique. Les promesses de sécurité se heurtent à la réalité d’une violence omniprésente. On déploie des policiers comme on met des pansements sur une plaie béante, espérant que cela suffira à masquer l’infection. La détermination affichée par le préfet semble plus être une posture qu’une réelle volonté d’agir.

Effet miroir international

En parallèle, on ne peut s’empêcher de faire le lien avec des politiques autoritaires à l’étranger, où la répression est souvent la première réponse à des problèmes sociaux. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont souvent recours à des mesures similaires, mais qu’en est-il des solutions à long terme ?

À quoi s’attendre

À court terme, on peut s’attendre à une intensification des opérations policières, mais à long terme, la question demeure : que fera-t-on pour réellement résoudre ce problème ? La prévention, souvent évoquée, semble être reléguée au second plan, et les habitants continuent de vivre dans l’incertitude.

Sources

Source : france3-regions.franceinfo.fr

Trois tentatives d'homicide en quelques jours : l'État décide de déployer une soixantaine de policiers à Vénissieux
Visuel — Source : france3-regions.franceinfo.fr
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