
Table Of Content
Les revendications vont de la restauration absente aux logements CROUS jugés inadéquats. L’initiative est essentiellement portée par les représentants étudiants. Selon Melvine Desir, vice-président des étudiants du campus de Schoelcher, les problèmes qu’ils dénoncent ne sont pas nouveaux. » En plus de contraindre la vie des étudiants au quotidien, ces situations se répercutent sur leur travail. Aujourd’hui, à force de plaintes sur la situation les différents élus étudiants ont choisi de prendre la voie de la mobilisation pour se faire entendre ».
« L’évènement déclencheur qui nous a poussé à nous mobiliser, c’est l’accumulation ! J’ai eu beaucoup d’appels d’étudiants. C’est un cri d’alarme ! Là vraiment on en peut plus. On en a marre, c’est nous les étudiants qui sommes au milieu de tout ça. »
Melvine Desir, vice-président des étudiants du Pôle Martinique
Un trop-plein pour les étudiants qui signalent plusieurs problèmes au sein des logements CROUS. Une liste de dysfonctionnements qui ne semble que s’allonger depuis des années. Pour le vice-président du corps étudiant, il est urgent de réaliser des rénovations car la quasi-totalité des appartements seraient concernés, en plus des espaces communs.
« Lors des campagnes de logements, ils annoncent beaucoup de choses ! Cuisines équipées, etc, mais dans la réalité des faits c’est l’hécatombe. Il y a un seul évier pour 10 étudiants sur un seul palier et même pas de plaques de cuisson dans la tour ! Les ascenseurs, sur 14 étages, ils ne fonctionnaient pas. On a aussi des coupures d’eau persistantes ! »
Melvine Desir, vice-président des étudiants du pôle Martinique
La colère des étudiants ne s’arrête pas là puisqu’ils ont l’impression de ne pas être écoutés. Pour Melvine Desir c’est une situation qui découle d’un manque d’intérêt des organismes concernés : « Depuis des années les étudiants se plaignent. Il n’y a pas vraiment de solution qui soit trouvée au niveau du CROUS parce qu’il y a une volonté de ne pas faire ! Maintenant, j’espère que les institutions vont prendre conscience que l’heure est très grave.[…] La communication entre les élus du CROUS et la Direction du CROUS Antilles Guyane est très compliquée. Ils font face à une direction totalement dépourvue de volonté pour trouver des solutions pour les étudiants. »
Du côté de l’INSPE, c’est la restauration qui poserait problème. Selon Loreen Bonvel-Brieux, élue représentant les étudiants de l’INSPE, c’est aussi une problématique qui dure depuis des années. Le site de Fort-de-France ne fournit pas de restauration aux étudiants comme cela devrait être le cas dans les établissements supérieurs.
« Les étudiants n’ont pas le choix, ils doivent se restaurer dans les lieux aux alentours ! Ce qui représente un coût énorme. Sinon ils doivent se rendre sur le campus de Schoelcher, et pour ceux qui n’ont pas de voiture, c’est pas possible. »
Laureen Bonvel-Brieux, élue représentant les étudiants de l’INSPE
Avec l’INSPE, ils avaient trouvé un accord qui finalement n’a pas résolu le problème d’après Laureen Bonvel-Brieux : « On nous a octroyé une carte de 30 € par mois pour manger et pour les boursiers c’était 50 € par mois. Sauf que déjà on se rend compte que ce n’est pas possible de tenir un mois avec. On va au Leclerc qui est à côté avec deux plats, on a déjà usé les 30 €. » Aujourd’hui, elle et ses camarades espèrent obtenir un accord écrit, pour la rentrée de septembre 2026, qui promettra un accès à la restauration sur le site.
« On ne peut pas étudier si on a le ventre vide et je me demande si la directrice accepterait de faire une journée de 8h à 17h30 avec seulement un snack et un café dans le ventre… Il nous faut une solution pérenne de restauration donc pas que pour nous ! Aussi pour les générations à venir. »
Laureen Bonvel-Brieux, élu représentant les étudiants de l’INSPE
« On n’est pas fermé à une proposition »
Cette mobilisation c’est une occasion d’ouvrir le débat à nouveau sur les problèmes mis en avant par les étudiants. D’après Melvine Desir, il est toujours possible d’échanger pour trouver des solutions. Néanmoins, le CROUS n’est pas le seul organisme qui peut intervenir rappelle-t-il : « On pointe le doigt vers le CROUS Antilles Guyane parce que c’est une défaillance de sa direction. Mais à côté de ça il y a toutes les institutions à côté qui peuvent agir sur l’action sociale qui peuvent prendre parti. » Pour sortir de cette impasse, la discussion est ouverte mais les revendications restent les mêmes : une rénovation des logements, un accès au wifi et à la restauration.
Pour cette mobilisation, les 500 étudiants de l’INSPE sont attendus ainsi que quelques étudiants du campus de Schoelcher. L’appel à manifester était aussi dirigé vers les étudiants de La Meynard pour une question de « solidarité », même si les principales revendications viennent des campus de Fort-de-France et de Schoelcher.
« Les étudiants en colère : quand le CROUS promet et ne livre rien ! »
Des logements insalubres, une restauration absente : les étudiants de Martinique crient leur désespoir face à des promesses non tenues.
INTRODUCTION : Les étudiants des campus de Fort-de-France et de Schoelcher se mobilisent pour dénoncer des conditions de vie indignes. Entre promesses électorales et réalité crue, la situation devient intenable. Melvine Desir, vice-président des étudiants, résume la colère : « C’est un cri d’alarme ! Là vraiment on en peut plus. »
Ce qui se passe réellement
Les revendications vont de la restauration absente aux logements CROUS jugés inadéquats. L’initiative est essentiellement portée par les représentants étudiants. Selon Melvine Desir, vice-président des étudiants du campus de Schoelcher, les problèmes qu’ils dénoncent ne sont pas nouveaux. « En plus de contraindre la vie des étudiants au quotidien, ces situations se répercutent sur leur travail. Aujourd’hui, à force de plaintes sur la situation, les différents élus étudiants ont choisi de prendre la voie de la mobilisation pour se faire entendre. »
« L’évènement déclencheur qui nous a poussé à nous mobiliser, c’est l’accumulation ! J’ai eu beaucoup d’appels d’étudiants. C’est un cri d’alarme ! Là vraiment on en peut plus. On en a marre, c’est nous les étudiants qui sommes au milieu de tout ça. »
Melvine Desir, vice-président des étudiants du Pôle Martinique
Un trop-plein pour les étudiants qui signalent plusieurs problèmes au sein des logements CROUS. Une liste de dysfonctionnements qui ne semble que s’allonger depuis des années. Pour le vice-président du corps étudiant, il est urgent de réaliser des rénovations car la quasi-totalité des appartements seraient concernés, en plus des espaces communs.
« Lors des campagnes de logements, ils annoncent beaucoup de choses ! Cuisines équipées, etc, mais dans la réalité des faits c’est l’hécatombe. Il y a un seul évier pour 10 étudiants sur un seul palier et même pas de plaques de cuisson dans la tour ! Les ascenseurs, sur 14 étages, ils ne fonctionnaient pas. On a aussi des coupures d’eau persistantes ! »
Melvine Desir, vice-président des étudiants du pôle Martinique
La colère des étudiants ne s’arrête pas là puisqu’ils ont l’impression de ne pas être écoutés. Pour Melvine Desir, c’est une situation qui découle d’un manque d’intérêt des organismes concernés : « Depuis des années, les étudiants se plaignent. Il n’y a pas vraiment de solution qui soit trouvée au niveau du CROUS parce qu’il y a une volonté de ne pas faire ! Maintenant, j’espère que les institutions vont prendre conscience que l’heure est très grave. »
Pourquoi cela dérange
Les étudiants se retrouvent dans une situation où les promesses de confort et de services se heurtent à une réalité désolante. Les problèmes d’infrastructure, de restauration et d’écoute sont devenus des sujets de mécontentement récurrents, révélant une déconnexion totale entre les discours politiques et les besoins réels des étudiants.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : des étudiants qui peinent à se loger décemment, qui doivent se battre pour des conditions de vie minimales, et qui voient leur réussite académique compromise par des soucis quotidiens. La mobilisation actuelle est un appel désespéré à la prise de conscience des autorités.
Lecture satirique
Il est ironique de constater que dans un monde où l’on parle d’égalité des chances et de soutien aux jeunes, les étudiants se retrouvent à mendier des conditions de vie décentes. Les promesses de rénovations et d’améliorations se heurtent à une réalité où les ascenseurs sont en panne et où les cuisines sont des mirages. Comme si les dirigeants pensaient que des étudiants affamés pourraient se concentrer sur leurs études !
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les voix dissidentes sont étouffées et les besoins fondamentaux ignorés. Que ce soit en Russie ou aux États-Unis, les gouvernements semblent souvent plus préoccupés par leur image que par le bien-être de leurs citoyens. Les étudiants de Martinique, eux, ne demandent qu’une chose : des conditions de vie correctes.
À quoi s’attendre
La mobilisation actuelle pourrait être le début d’un mouvement plus large, si les étudiants parviennent à faire entendre leur voix. Les promesses doivent se traduire en actions concrètes, sinon le mécontentement risque de s’intensifier, entraînant des conséquences sur le long terme pour les institutions concernées.
Sources
:quality(80)/outremer%2F2024%2F12%2F05%2Fcrous-67521bd067366700753231.jpg)



