
Licenciement d’une salariée : un jugement annulé après appel
Une assistante d’exploitation a récemment été condamnée à rembourser une indemnité de 16 760 euros, initialement accordée par le conseil de prud’hommes, suite à son licenciement pour cause réelle et sérieuse. La cour d’appel a renversé cette décision, estimant que les accusations de la salariée reposaient sur des interprétations personnelles, tandis que des témoignages concordants indiquaient un climat de peur et d’évitement au sein de l’équipe.
L’affaire débute le 11 octobre 2021, lorsqu’un SMS est envoyé à la direction par la salariée, accusant son supérieur de messages sexuels dissimulés. Elle évoque des « intentions malsaines » et décrit des objets du quotidien comme des symboles d’une manipulation à son encontre. Malgré l’absence de preuves concrètes, une médiation est mise en place, mais les collègues de la salariée rapportent une atmosphère de méfiance et de précautions autour d’elle, notamment en évitant tout contact physique.
Le 27 octobre 2021, après un entretien préalable, la salariée est mise à l’écart tout en restant rémunérée. Son licenciement est notifié le 3 novembre. Un an plus tard, elle saisit le conseil de prud’hommes, qui lui donne raison en novembre 2023. Toutefois, l’employeur fait appel, et le 20 novembre 2025, la cour d’appel annule les indemnités, considérant que le comportement de la salariée avait des conséquences sur le collectif de travail.
Maître Henri Guyot, avocat en droit du travail, souligne que la décision de la cour repose sur une accumulation de preuves démontrant les répercussions du comportement de la salariée sur l’équipe. Il rappelle que l’employeur doit agir pour protéger ses employés lorsque des tensions émergent.
Source : Le Figaro



