
L’abécédaire de la désinformation : décryptage d’un phénomène contemporain
Le phénomène de la désinformation se manifeste par le désir de tromper l’opinion publique, d’inventer des faits et de trouver des boucs émissaires, tout en imposant une vision déformée de la réalité à travers les nouveaux outils numériques. Ce vocabulaire spécifique permet aujourd’hui de mieux appréhender cette problématique complexe.
Nous échangeons avec Arnaud Mercier, auteur du livre Les mots de la désinformation et de la manipulation, publié aux Presses universitaires du Midi. Dans cet ouvrage, il aborde des termes tels que debunking, deepfake, fake news et greenwashing, soulignant que le jargon des spécialistes est souvent en anglais, en raison de l’avance technologique des pays anglo-saxons dans le domaine numérique.
Mercier insiste sur l’importance de définir ces notions en français. Il introduit également des expressions françaises telles qu’agent d’influence, propagande de guerre et biais. Il évoque des personnalités médiatiques comme Didier Raoult, qu’il associe à la notion de « populisme médical ».
Arnaud Mercier est professeur en Communication à l’Institut français de presse et coordinateur scientifique du projet De Facto, initié en 2024, qui vise à lutter contre la désinformation.
Des exemples récents illustrent ce phénomène. Grégory Genevrier, de la cellule info vérif de RFI, a récemment clarifié une infox selon laquelle la Russie aurait abattu des avions de chasse français en Ukraine. De même, Quang Pham des Observateurs de France 24 a démystifié des intox sur la crise de la dermatose nodulaire, où des images générées par IA étaient déformées.
La lutte contre la désinformation est essentielle pour préserver l’intégrité de l’information et la confiance du public.
Source : Arnaud Mercier, Les mots de la désinformation et de la manipulation; RFI; France 24.




