
Une journée avec un avocat en droit des étrangers au barreau de Seine-Saint-Denis : « On perd plus de dossiers qu’on en gagne »
FAIT PRINCIPAL
Au tribunal administratif de Montreuil, une femme algérienne de 50 ans, dénommée Mme M., exprime son inquiétude pour ses enfants, stressés par la situation précaire de leur famille. Arrivée en France en 2018 avec ses deux enfants pour rejoindre son ex-mari, elle conteste une décision de la préfecture de Bobigny qui a refusé sa régularisation, lui imposant une obligation de quitter le territoire français.
CONTEXTE FACTUEL
Mme M. a déposé sa demande de carte de séjour auprès des services préfectoraux, où elle a rencontré Parfait Masilu, avocat spécialisé en droit des étrangers. Ce dernier, âgé de 42 ans, est l’un des rares avocats à accompagner les demandeurs directement en préfecture, ce qui, selon lui, permet de débloquer certaines situations complexes. À la barre, il souligne l’incohérence du système qui refuse à cette mère sans papiers le droit de travailler tout en justifiant le rejet de son dossier par une prétendue « absence d’intégration » et d’« insertion professionnelle ».
DONNÉES OU STATISTIQUES
Selon les données de l’INSEE, environ 30% des demandes de titres de séjour sont refusées chaque année, ce qui souligne la difficulté rencontrée par de nombreux étrangers souhaitant s’établir en France. En Seine-Saint-Denis, cette situation est particulièrement préoccupante, avec un taux de refus qui peut atteindre des niveaux alarmants, impactant la vie de milliers de familles.
CONSÉQUENCE DIRECTE
La situation de Mme M. illustre les défis quotidiens auxquels font face de nombreux étrangers en France, exacerbés par un système administratif jugé rigide et parfois incohérent.
Source : Le Monde, INSEE





