
Une décision brutale et sans concertation
La suppression de postes d’aumôniers catholiques au CHRU de Tours provoque l’incompréhension
La direction du CHRU de Tours a annoncé la suppression de trois postes d’aumôniers catholiques, une décision qui suscite une vive réaction au sein de l’établissement. Selon Dominique Gatel, responsable des aumôniers, cette annonce a été faite par mail le 15 avril, sans aucune concertation préalable. Les postes, correspondant à 2,5 équivalents temps plein (ETP), seront supprimés durant l’été, avec la perspective de la disparition du quatrième poste à terme.
Gatel souligne que plusieurs demandes de rendez-vous avaient été adressées à la direction pour anticiper ces départs, mais que toutes sont restées sans réponse. Elle critique la méthode employée, qualifiant la décision de « brutale et unilatérale ».
Le Diocèse de Tours a déclaré que cette mesure est motivée par des contraintes budgétaires, tout en regrettant ses conséquences sur l’accompagnement des malades. Les aumôniers interviennent dans des services variés, notamment en soins palliatifs et en néonatalité, assurant environ 8 000 visites par an, dont 80 % sont humanistes, sans rattachement à un culte.
La direction du CHRU a justifié cette décision par l’incapacité à financer ces fonctions sur fonds propres, annonçant son intention d’échanger avec le diocèse pour envisager des solutions.
En France, la présence d’aumôneries dans les hôpitaux publics est encadrée par la loi, garantissant la liberté de conscience et le libre exercice des cultes pour les patients hospitalisés.
Source : France 3 Régions






