La Nouvelle-Calédonie invitée au G7 environnement pour défendre les réserves marines

La Nouvelle-Calédonie au G7 Environnement : Un plaidoyer pour les réserves marines

Alors que le parc naturel de la mer de Corail célèbre son douzième anniversaire, la Nouvelle-Calédonie, représentée par Jérémie Katidjo Monnier, membre du gouvernement, a présenté sa politique environnementale lors du G7 Environnement à Paris, les 23 et 24 avril derniers. Ce sommet a réuni des représentants des gouvernements américain, britannique, canadien, italien et japonais, ainsi que des pays invités tels que le Kenya, le Brésil, la Mongolie, la Corée du Sud et l’Arménie. Le G7 principal se tiendra du 15 au 17 juin à Évian-les-Bains.

Jérémie Katidjo Monnier a souligné que « ce G7 Environnement était tourné principalement sur les aires marines protégées, sur le Traité pour la protection de la haute mer et aussi sur la lutte contre la pêche illégale ». Il a ajouté que la Nouvelle-Calédonie et le gouvernement français collaborent sur ces sujets depuis plus de douze ans, obtenant des résultats encourageants. Le parc naturel de la mer de Corail est également lié à la création de futures réserves écologiques dans les eaux internationales, favorisant la protection des oiseaux dans le Pacifique.

Vers la création de réserves dans les eaux internationales ?

La Nouvelle-Calédonie, avec la France comme présidente du G7 cette année, attend des engagements concrets, maintenant que l’Accord des Nations Unies sur la haute mer (BBNJ) est prêt à entrer en vigueur grâce au nombre minimum de ratifications atteint. Parmi les priorités figure la création de réserves en haute mer, en dehors des juridictions nationales. Ces réserves internationales visent à bénéficier à la fois aux Polynésiens, confrontés à la pêche intensive non régulée, et à la Nouvelle-Calédonie, en prolongement de ses propres réserves.

Jérémie Katidjo Monnier a insisté sur la responsabilité des pays du Pacifique et des Outre-mer en matière de gestion durable, tout en soulignant que des comportements irresponsables persistent dans les eaux internationales non régulées. Il a exprimé le souhait que les efforts portés sur les zones économiques exclusives soient prolongés.

Le rôle des coutumiers et des pêcheurs

La création du parc naturel de la mer de Corail a été un effort collaboratif impliquant des associations environnementales et les coutumiers de Nouvelle-Calédonie. Les représentants des Pays Kanak siègent dans le comité de gestion du parc, permettant une représentation des populations locales dans la gestion des ressources.

Sur le plan économique, Jérémie Katidjo Monnier a affirmé que la protection de l’océan est bénéfique pour les pêcheurs locaux, qui soutiennent le moratoire calédonien sur l’exploitation des fonds marins pour les 50 prochaines années. Ce moratoire, soutenu par les associations environnementales et les coutumiers, vise à préserver les grands fonds marins, essentiels à la cosmogonie Kanak et à la pêche durable.

En octobre 2023, le gouvernement calédonien a triplé les zones de « protection forte » du parc naturel de la mer de Corail, portant leur superficie à 136 830 km², soit 10 % de la surface totale du parc. Cette décision, bien que controversée parmi certains pêcheurs, vise à sanctuariser les zones écologiques les plus sensibles, notamment dans la région des monts sous-marins.

Source : Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire