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Affaire de violences à Papeete : le procès renvoyé au 1er juin
Deux hommes devaient être jugés en comparution immédiate le lundi 18 mai pour des violences aggravées survenues à la sortie d’un établissement de nuit à Papeete, le 5 mars dernier, jour de la célébration de l’arrivée de l’Évangile. Cet incident a impliqué entre 40 et 50 personnes, touchant également un policier et des témoins qui ont tenté d’intervenir.
L’affaire a été renvoyée pour la troisième fois, cette fois-ci au 1er juin, en raison de l’absence de visionnage des images de vidéosurveillance par toutes les parties concernées. La cour a demandé à examiner non seulement les enregistrements des caméras de Papeete, mais également les vidéos amateurs fournies par des témoins présents lors des faits.
Des informations révèlent que plusieurs individus impliqués dans l’incident ne figurent pas dans le dossier. Actuellement, seuls deux prévenus sont présentés, alors qu’au moins une autre personne a été identifiée sur les images de vidéosurveillance, ayant été menottée puis relâchée par un policier la nuit de l’incident.
L’avocat de l’un des prévenus, Maître Smaïn Bennouar, a exprimé des préoccupations quant à la situation : « Le problème, c’est que quand vous avez une foule plus ou moins importante sur la voie publique, et qu’on prend simplement deux individus, dont un qui est notoirement connu, cela soulève des inquiétudes. »
Parmi les victimes, un touriste a été gravement blessé, se retrouvant inanimé au sol et nécessitant plusieurs semaines d’hospitalisation sans jamais être identifié. Un autre témoin, intervenant pour prévenir une agression, a subi des fractures des pommettes et du nez, entraînant 30 jours d’interruption temporaire de travail (ITT).
Un policier de la DTPN a également été victime d’outrage et de rébellion de la part d’un des prévenus, qui a un lourd casier judiciaire et est déjà connu des autorités pour des affaires de violences et de stupéfiants.
Ce renvoi soulève des questions sur la gestion des violences dans des contextes publics, alors que les circonstances entourant l’incident demeurent floues.
Source : La1ere.fr



