Un témoin de l’histoire industrielle et agricole

Chaque année, la Mission pour la sauvegarde du patrimoine en péril publie, à la mi-avril, sa liste des sites régionaux sélectionnés. Pour représenter les Pays de la Loire, un ancien corps de ferme appartenant au château de la Valette, situé à Villiers-Charlemagne, a été mis à l’honneur.

Dix-huit monuments répartis en France métropolitaine et dans les outre-mer ont été désignés comme projets emblématiques pour la 9ᵉ édition du Loto du patrimoine. La ferme du XIXᵉ siècle, cachée dans la campagne mayennaise, a été choisie pour sa valeur architecturale exceptionnelle. « Il y a eu une unanimité parce que le sujet est assez extraordinaire, on n’a pas d’autre exemple dans le Grand Ouest d’une ferme de cette qualité architecturale », a déclaré Didier Pillon, délégué départemental de la fondation du patrimoine.

Cette ferme a réussi à se faire une place parmi des sites prestigieux tels que des châteaux et des églises. Didier Pillon souligne que « c’est bien de temps en temps de varier les plaisirs », ce qui a conduit à l’acceptation de cette ferme modèle dans la liste.

L’architecture de la ferme du château de La Valette répond à un double critère : son esthétique et son état de dégradation. « Malheureusement, il faut que l’état du bâtiment soit assez en péril. On ne va que sur des monuments ou des sites qui sont véritablement en danger », a précisé Pillon. Bien que les murs extérieurs soient solides, la toiture est en mauvais état.

La ferme est qualifiée de « modèle » en raison de son engagement en faveur des innovations technologiques, inspirées par des pratiques britanniques, visant à améliorer les rendements agricoles. Jean-René Ladurée, historien, a noté que la ferme a introduit des mécanismes pour faciliter l’alimentation des animaux.

Peu représenté dans la région, ce type de ferme constitue « un vrai témoin de l’histoire industrielle et agricole du XIXᵉ siècle ». Pour ses propriétaires, Geneviève et son mari, héritiers de la propriété, cette reconnaissance est un soulagement. « On a été très surpris, très heureux, soulagé », a déclaré Geneviève de Landevoisin, ajoutant qu’ils se sentent soutenus face à des projets emblématiques comme celui de Fort Boyard.

Les travaux nécessaires pour restaurer la ferme pourraient s’élever à plus de 500 000 euros. Le montant de la dotation sera annoncé lors des prochaines Journées européennes du patrimoine, prévues les 19 et 20 septembre prochains.

Source : France Télévisions

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