
On savait que c’était un battant, mais à ce point-là…
Didier, un homme de 62 ans, a été déclaré mort par les médecins suite à un arrêt cardiaque survenu au CHU de Rennes. Trois heures après cette déclaration, le personnel médical a été surpris de détecter un pouls chez le sexagénaire, qui est désormais réveillé et en attente de son retour à domicile.
Le 23 avril dernier, Didier a fait un arrêt cardiaque alors qu’il se rendait à l’hôpital pour une dialyse, traitement nécessaire en raison de son état de santé, marqué par un cancer et un rein fonctionnel. Après 40 minutes de tentatives de réanimation infructueuses, il a été déclaré mort. La nouvelle a été transmise à sa famille, qui s’est préparée à faire ses adieux. Cependant, trois heures plus tard, le personnel a annoncé la découverte d’un pouls.
Sa nièce, Allisson, a rapporté : « On nous a annoncé qu’ils avaient retrouvé un pouls. »
Didier a passé deux jours en réanimation avant de voir son état de santé s’améliorer. À présent, il ne présente aucune séquelle sur sa mobilité ou son élocution, et son humeur reste positive. Quatre jours après l’incident, il a été transféré dans un service de soins intensifs cardiorespiratoires.
Cet événement a profondément marqué son entourage. Une infirmière du service de réanimation a déclaré n’avoir « jamais vu ça ». La famille de Didier est encore sous le choc de cette expérience. Allisson a confié : « On savait que c’était un battant mais à ce point-là… Il nous dit: non, non, je n’étais pas mort. »
Un spécialiste en réanimation a évoqué la possibilité d’un phénomène de Lazare, qui désigne une récupération spontanée du cœur après l’arrêt des techniques de réanimation. Ce phénomène, encore mal compris, pourrait être lié à une bradycardie, où le cœur bat si lentement qu’il ne peut être détecté par les appareils médicaux.
Didier, quant à lui, envisage de se « faire un petit plaisir » en partant en vacances à sa sortie de l’hôpital.
Source : Ouest-France, BFM TV



