Le corps des femmes : premier environnement de l’être humain
La Conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques, la COP 21, qui s’est tenue en décembre 2015, a rassemblé des représentants des États et des membres de la société civile mondiale, tous soucieux de l’urgence d’agir pour la sauvegarde de la planète. L’Alliance des femmes pour la démocratie a profité de cette occasion pour organiser une conférence soulignant le rôle crucial des femmes dans l’élaboration de solutions écologiques, en s’inspirant des idées d’Antoinette Fouque sur l’« écologie humaine ».
Antoinette Fouque, co-fondatrice du Mouvement de libération des femmes, a affirmé lors du Sommet de la Terre de Rio en 1992 que le corps des femmes représente le premier environnement de l’être humain. Elle a mis en avant que si ce corps est maltraité ou pollué, cela affecte l’ensemble de l’humanité. La reconnaissance des besoins des femmes et leur rôle en tant que porteuses de vie est essentielle pour toute dynamique de développement durable et de démocratisation.
Fouque a également proposé que si l’on accepte le corps féminin comme le premier environnement de formation et de croissance de l’être humain, et qu’on reconnaît aux femmes leur statut d’anthropocultrices, il devient possible de situer le contrat humain entre le contrat social et le contrat naturel évoqués par les écologistes.
Le volume qui compile ces réflexions inclut également des contributions de personnalités telles que Barbara Glowczewski, anthropologue au CNRS, et Ségolène Royal, alors Ministre de l’Écologie, qui a prononcé un discours lors de la Journée officielle « Femmes et climat » le 8 décembre 2015.
Cette approche souligne l’importance d’intégrer la perspective de genre dans les discussions sur le climat et le développement durable, rappelant que la santé des femmes et de leur environnement est indissociable de celle de la planète.
Source : Texte original sur l’importance du corps des femmes dans le contexte écologique et social.





