Un nouveau comprimé pour maintenir la perte de poids après Ozempic
Les médicaments analogues du GLP-1, tels que l’Ozempic et le Wegovy, continuent de faire l’objet de discussions dans le domaine de la santé en raison de leur efficacité dans la perte de poids. Toutefois, des études récentes ont révélé que l’arrêt de ces traitements entraîne souvent un regain de poids rapide. Une nouvelle recherche, présentée lors du 33e congrès européen sur l’obésité à Istanbul, propose une alternative prometteuse : l’orforglipron, un médicament oral.
Contexte factuel
Les analogues du GLP-1, hormone régulant le glucose sanguin et l’appétit, ont été salués comme des avancées majeures dans le traitement de l’obésité. Cependant, une étude a montré que les patients reprenaient souvent du poids après l’arrêt de ces médicaments. L’essai clinique sur l’orforglipron, impliquant 376 participants ayant précédemment reçu des injections de tirzépatide ou de sémaglutide, a révélé des résultats encourageants. Après 72 semaines de traitement, les participants ont été transférés à des comprimés quotidiens d’orforglipron ou à un placebo.
Données ou statistiques
À l’issue d’une année, ceux prenant l’orforglipron ont conservé 75 % de leur perte de poids initiale, contre 49 % pour le groupe placebo. Pour les patients ayant utilisé Ozempic ou Wegovy, la conservation de la perte de poids était de 80 % avec l’orforglipron, contre 38 % pour le placebo. Ces résultats indiquent également que l’orforglipron a permis de maintenir des améliorations sur des indicateurs de santé tels que la tension artérielle et le taux de cholestérol.
Conséquence directe
Louis Aronne, chercheur en obésité, souligne que l’orforglipron pourrait offrir une solution efficace pour les patients cherchant à maintenir leur perte de poids après avoir arrêté les injections. Cependant, des experts comme Daniel Drucker mettent en garde sur le manque de données de sécurité à long terme pour ce médicament, qui n’est commercialisé que depuis avril 2023 aux États-Unis sous le nom de Foundayo.
Source : Medscape, Nature Medicine, The Guardian.




