
Dans un match sans réel enjeu, le Stade brestois 29 et le SCO d’Angers ont terminé l’année sur un match nul terne (1-1), ce dimanche 17 mai, au stade Francis-Le Blé. Quels enseignements sont à tirer de cette saison des Ti Zef ?
Table des matières
- Hommage à l’homme de la montée en Ligue 1
- Des résultats sportifs en dents de scie
- Un accident de parcours regrettable
- Panne de créativité en attaque, friabilité en défense
- Le joueur de la saison : Ludovic Ajorque
- La recrue de la saison : Joris Chotard
- La déception de la saison : Kenny Lala
- Et maintenant ?
Hommage à l’homme de la montée en Ligue 1
Il flottait comme un air de jubilé hier soir à Le Blé. Si sportivement le match ne restera pas dans les annales, Grégory Lorenzi a lui marqué l’histoire du club et a eu droit à un hommage appuyé.
Directeur sportif depuis 2016 et en partance pour l’Olympique de Marseille, il est le grand artisan de la pérennité du club et de la qualification en Ligue des champions lors de la saison 2023-2024, qui a permis à Brest de « tutoyer les sommets » l’année suivante, comme l’a rappelé le tifo déployé par les Ultras lors du match face à Angers.
« Je pense que tout le monde est content de partir en vacances. » Ce sont les mots prononcés par Éric Roy, l’entraîneur brestois en conférence de presse dans la semaine.
Visiblement, les supporters (il restait encore 2 500 billets disponibles à quelques heures du coup d’envoi, soit 17 % de la capacité du stade) partageaient également ce constat.
Des résultats sportifs en dents de scie
Au niveau comptable, le Stade brestois 29 n’a jamais réellement trouvé son rythme. Le club n’a enchaîné deux victoires consécutives cette saison qu’à trois reprises (en septembre, fin novembre/début décembre et fin février/début mars). Trop irrégulier pour prétendre à l’Europe ou même au top 10.
Francis-Le Blé, traditionnelle forteresse brestoise, où les équipes adverses n’aiment pas se rendre, s’est fissurée cette saison : si l’on ne prend en compte que les résultats à domicile, Brest se classe 10e, avec cinq défaites.
Là où le bât blesse, c’est hors de ses terres, où le Stade brestois 29 a eu énormément de mal avec un bilan catastrophique : seulement trois petites victoires, pour dix défaites.
Un accident de parcours regrettable
Un des faits marquants de la saison restera l’élimination surprise en coupe de France au stade des 32es de finale face à Avranches, pensionnaire de National 2. Sortir face à une équipe de division inférieure est toujours fâcheux, encore plus quand la prestation est affligeante. Dans une bouillie de football, à 10 contre 11, les Brestois s’étaient inclinés aux tirs au but.
Panne de créativité en attaque, friabilité en défense
Dans le jeu, Brest ne jouit plus de l’effet de surprise. Les équipes adverses sont aujourd’hui préparées au jeu d’Éric Roy et ses hommes. Les adversaires du SB29 ont très vite appris à lire le jeu brestois, parfois brouillon, trop souvent stéréotypé, à base de longs ballons et de centres. Et ont compris que museler Ludovic Ajorque, attaquant d’1,96 m essentiel dans le jeu, était la clé pour battre les Rouge et Blanc.
Derrière le géant Ajorque, aucun joueur n’a réellement pesé : aucun attaquant brestois n’a franchi la barre symbolique des dix buts cette saison.
Défensivement, le Stade brestois 29 a été trop fébrile avec 55 buts encaissés, ce qui en fait la troisième pire défense du championnat. Pire encore, à neuf reprises cette saison, Brest a concédé trois buts ou plus.
Le joueur de la saison : Ludovic Ajorque
« Sans Ludovic Ajorque, on descend. » C’est le constat limpide dressé par Éric Roy. Nommé joueur brestois de la saison, il a pesé à tous les niveaux : décisif dans les 30 derniers mètres (huit buts, neuf passes décisives), mais également par ses retours défensifs et son pressing constant.
La recrue de la saison : Joris Chotard
Joris Chotard est sans aucun doute la recrue de la saison. Avec déjà plus de 200 matchs dans l’élite, à seulement 24 ans, le milieu de terrain formé à Montpellier joue comme un vétéran aguerri. Élément essentiel de l’entrejeu brestois, par son impact physique et sa capacité à gratter des ballons, il a été titularisé à 31 reprises en Ligue 1 cette saison.
La déception de la saison : Kenny Lala
Kenny Lala a lui déçu. À l’image de sa passivité sur le but angevin hier, les errements défensifs du latéral de 34 ans ont parfois fait perdre des points à Brest. Même s’il contribue toujours dans le jeu, il commence à montrer des signes de fatigue. À un an de la fin de son contrat, la question se pose : stop ou encore ?
Et maintenant ?
L’été s’annonce chargé pour la direction du Stade brestois 29 et son futur directeur sportif. Après avoir trouvé le successeur de Grégory Lorenzi, il faudra s’occuper de plusieurs dossiers, celui d’Éric Roy en tête, qui laisse toujours planer le doute sur son avenir.
Viendra ensuite le Mercato, avec son lot habituel de départs et arrivées, durant lequel le 16e budget de Ligue 1 (35 millions d’euros en 2025-2026) devra se montrer malin pour dénicher de bonnes affaires, pour espérer faire mieux que cette saison qui ne restera pas dans les annales.
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