
L’attaque sexiste de Trump contre une journaliste devient virale
Vendredi dernier, à bord d’Air Force One, le président américain Donald Trump a été interpellé par Catherine Lucey, correspondante de Bloomberg, sur les courriels récemment divulgués du délinquant sexuel condamné Jeffrey Epstein, qui mentionnent Trump. Epstein avait qualifié le président de « dangereux » et a affirmé qu’il était au courant des activités illicites entourant des jeunes filles.
En réponse à la question de Lucey, Trump a réagi en lui ordonnant de « silence » et en l’insultant en disant : « Tais-toi, petite truie ». Bien que cette remarque n’ait pas immédiatement suscité une large réaction, elle a rapidement gagné en notoriété sur les réseaux sociaux, entraînant des critiques de la part de nombreux commentateurs et journalistes, dénonçant un langage humiliant à l’égard des femmes journalistes.
Jake Tapper de CNN a qualifié l’incident de « dégoûtant et totalement inacceptable », tandis que l’ancienne présentatrice de Fox News, Gretchen Carlson, a décrit la remarque comme « dégoûtante et dégradante ». En réponse, un représentant de la Maison-Blanche a accusé Lucey de s’être comportée de manière « inappropriée et non professionnelle », sans fournir de preuves pour étayer cette affirmation.
Le terme « Quiet, piggy » a commencé à circuler en ligne, accompagné d’images humoristiques de Trump. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a également participé à cette discussion en utilisant les réseaux sociaux pour tourner en dérision Trump.
Ce n’est pas la première fois que Trump utilise un langage sexiste. Au fil des ans, il a fait des commentaires dégradants à l’égard de plusieurs femmes, y compris des journalistes. En 2018, la Fondation internationale des femmes pour les médias a appelé la Maison-Blanche à respecter davantage les femmes journalistes, en référence à son langage dégradant envers celles-ci.
Bloomberg News a réagi à l’insulte en déclarant que ses journalistes « rendent un service public vital » en posant des questions d’intérêt public.
Source : Euronews






