TotalEnergies : Macron assure qu’ils ne font « pas de marge », mais les profits explosent !
Le fait principal
Emmanuel Macron a récemment affirmé que TotalEnergies ne faisait « pas de marge » en France. Une déclaration qui mérite d’être examinée à la lumière des faits.
Ce qui s’est passé
Lors d’une interview, le président a déclaré que TotalEnergies, l’énergéticien français, ne réalisait aucune marge sur la vente de ses carburants. Pourtant, la députée LFI Clémence Guetté a rapidement rétorqué que l’entreprise avait multiplié ses marges par 7,5 en six mois. Mais que se cache-t-il derrière ces affirmations contradictoires ?
Le contexte
Depuis plusieurs mois, TotalEnergies vend effectivement ses carburants à perte, en raison d’un plafonnement volontaire des prix. Actuellement, les prix à la pompe sont fixés à 1,99 euro le litre d’essence et 2,25 euros pour le gazole. Cependant, cette situation ne reflète qu’une partie de l’activité de TotalEnergies, qui réalise des bénéfices significatifs grâce à ses opérations de raffinage.
Les chiffres à retenir
- Bénéfice net de 11,2 milliards de dollars au premier semestre 2026, en hausse de 73 % par rapport à l’année précédente.
- Les raffineries de TotalEnergies ont rapporté environ 500 millions d’euros au premier trimestre 2026.
- La marge brute du raffinage a augmenté, passant de 160 euros par tonne en mars à 256 euros par tonne en septembre.
Ce que cela révèle
Si TotalEnergies « ne fait pas de marge » sur la vente de carburants, cela ne signifie pas qu’elle n’est pas rentable. Au contraire, l’entreprise bénéficie de ses activités de raffinage, qui lui rapportent des bénéfices conséquents, même en période de plafonnement des prix. Comme l’a souligné Jean-Pierre Favennec, consultant en énergies, « Total rogne sur ses marges pour appliquer les prix plafonnés, mais cela n’empêche pas l’entreprise de continuer à faire des profits. » Une belle manière de jongler avec la communication tout en préservant la rentabilité.
Ce qu’il faut retenir
La déclaration de Macron sur TotalEnergies semble plus un coup de communication qu’une réalité économique. Loin d’être dans le rouge, l’entreprise tire profit de ses activités en amont, soulignant ainsi le décalage entre les discours politiques et la réalité des affaires. Les Français peuvent continuer à faire le plein, mais à quel prix pour leur porte-monnaie et pour la transparence des entreprises ?
Source : Franceinfo
