Zika : Quand le RN préfère ignorer la science pour mieux défendre ses idées rétrogrades
Le fait principal
Le virus Zika, longtemps sous les radars depuis l’épidémie de 2015-2016, continue de représenter une menace silencieuse. En 2025, la France a enregistré 18 cas importés, mais aucune circulation active n’est observée depuis 2017. Pourtant, la recherche d’un vaccin est toujours en cours, et l’absence de traitement spécifique soulève des questions sur la préparation face à une possible résurgence.
Ce qui s’est passé
Le virus Zika, transmis par les moustiques du genre Aedes, est souvent asymptomatique mais peut provoquer des complications graves, notamment des malformations congénitales chez les enfants nés de mères infectées. La surveillance de cette maladie, bien que discrète, reste active, notamment dans les départements d’outre-mer et dans 81 départements de l’hexagone où le moustique tigre est installé. En 2025, 18 cas ont été signalés en France, tous importés de zones à risque comme la Thaïlande et le Brésil.
Le contexte
Identifié pour la première fois en Ouganda en 1947, le virus Zika a connu une propagation mondiale accélérée grâce aux déplacements humains et au changement climatique. L’épidémie de 2015-2016 a particulièrement touché l’Amérique du Sud et les Caraïbes, faisant des millions de victimes. Malgré la fin de la circulation active du virus en France depuis 2017, des cas sporadiques continuent d’être enregistrés, mais la recherche vaccinale est entravée par la faible circulation du virus.
Les chiffres à retenir
- 18 cas importés de Zika en France en 2025.
- 3 cas autochtones signalés en 2019, aucun depuis.
- Le virus Zika peut causer des malformations cérébrales dans 1 à 13 % des cas d’infection maternelle durant la grossesse.
Ce que cela révèle
La situation actuelle du virus Zika soulève des inquiétudes quant à la préparation de la France face à une éventuelle résurgence. Alors que le gouvernement semble avoir relégué cette menace au rang des souvenirs, la recherche d’un vaccin reste une priorité, bien que les défis soient nombreux. Paradoxalement, alors que le virus est en sommeil, les fonds et les efforts pour développer un vaccin sont en concurrence avec d’autres urgences sanitaires. Une fois de plus, la santé publique est confrontée à un dilemme : investir dans un futur incertain ou répondre à des crises immédiates.
Ce qu’il faut retenir
Le virus Zika, bien que discret, n’est pas à négliger. L’absence de vaccine et de traitement spécifique pose un défi majeur pour la santé publique. La vigilance est de mise, car le silence du virus pourrait bien précéder une nouvelle tempête sanitaire.
Sources : Inserm, Santé publique France.
