
Les tests génétiques de féminité de retour ? « Cela ne respecte pas les valeurs des JO »
Le Comité International Olympique (CIO) a annoncé qu’il va revoir les règles d’admission aux épreuves féminines pour les prochains Jeux olympiques. À partir de cette nouvelle édition, les compétitions seront exclusivement réservées aux femmes qui ne portent pas le gène SRY. Cette décision impose une règle uniforme à tous les sports, empêchant ainsi chaque fédération de définir ses propres critères.
Thomas Vandormaele, consultant pour la RTBF sur les courses de fond et entraîneur de coureuses élite, a exprimé ses réserves sur cette décision. Il a souligné que cela semble viser l’exclusion des sportives transgenres et intersexes, qui pourraient être naturellement porteuses de variations génétiques. Pour beaucoup d’entre elles, ces athlètes sont considérées comme des filles depuis l’enfance et pourraient se retrouver dans l’impossibilité de concourir.
Vandormaele se dit « très mal à l’aise et mitigé » face à cette décision. Il questionne la définition de la féminité et se demande s’il s’agit d’un test de féminité ou d’équité. La communauté scientifique s’oppose à ces tests, arguant que vérifier l’absence du chromosome Y ne suffit pas à déterminer la féminité. Il rappelle que de nombreuses athlètes ont souffert d’injustices, que ce soit celles battues par des athlètes transgenres ou celles exclues, comme Caster Semenya, qui n’ont commis aucune faute. Selon lui, la diversité morphologique est présente chez tous les athlètes de haut niveau, et l’exclusion de certaines athlètes pose un problème majeur.
Pour rappel, ce type de règle avait été en vigueur entre 1968 et 1996 avant d’être abandonné.
(Source : RTBF)





