
C’est une immense mobilisation : le ministre de l’Enseignement supérieur inaugure le déploiement du repas à 1 euro pour tous à Amiens
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, Philippe Baptiste, a inauguré ce lundi 4 mai 2026 à Amiens le dispositif de repas à un euro, désormais accessible à tous les étudiants. Cette initiative s’inscrit dans un cadre national avec une enveloppe de 50 millions d’euros allouée pour cette année, et une phase de test prévue pour les mois de mai et juin afin de déterminer la répartition de ce budget.
Cette réforme vise à bénéficier à 2 400 étudiants supplémentaires chaque jour dans la ville d’Amiens. Philippe Baptiste a souligné l’importance de cette mobilisation tant des équipes des restaurants universitaires que de l’État, qui financera également 120 millions d’euros pour l’année suivante. En outre, 200 nouveaux emplois seront créés pour soutenir la mise en œuvre de ce dispositif.
La période actuelle sert de test pour affiner les protocoles et évaluer l’impact sur la fréquentation des restaurants universitaires. Laurent Potié, directeur général du Crous d’Amiens, a précisé que les ajustements budgétaires seraient basés sur la fréquentation observée. Le Crous a déjà reçu des fonds d’investissement, lui permettant d’acheter du matériel, avec un montant de 90 000 euros alloué pour ce faire.
Les détails concernant la répartition des 50 millions d’euros ne sont pas encore connus et seront déterminés en fonction des besoins identifiés. Philippe Baptiste a insisté sur une approche personnalisée, où chaque restaurant universitaire sera examiné individuellement pour déterminer les ajustements nécessaires.
Cette réforme est perçue comme une avancée significative par Florian Bertrand, président de la FAEP (Fédération des associations étudiantes picardes), bien qu’il ait également souligné des préoccupations concernant la suppression des APL pour les étudiants extracommunautaires et une éventuelle surcharge de travail pour le personnel du Crous.
Philippe Baptiste et Laurent Potié ont assuré que la qualité des produits servis ne sera pas compromise, et le ministre a affirmé qu’il resterait vigilant face à l’impact de cette réforme sur le personnel et la qualité des repas.
Source : France Télévisions.






