Teknival International Impédance : La répression annoncée par le ministre de l’Intérieur
Le Teknival International Impédance, qui se déroule depuis le 1er mai 2026 à Cornusse, dans le Cher, a attiré l’attention des autorités alors que le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé la verbalisation systématique des participants à leur sortie du site. Dimanche matin, la préfecture a recensé environ 17 000 personnes encore présentes, après un pic de fréquentation estimé entre 35 000 et 40 000 participants samedi soir, selon le collectif Tekno Anti Rep.
Cet événement, le premier Teknival d’envergure organisé en France depuis 2019, a débuté dans la nuit du 30 avril au 1er mai sur le Polygone, un champ de tir de la Direction générale de l’armement, s’étendant sur près de 30 kilomètres entre Bourges et Flavigny. Les communes voisines de Bengy-sur-Craon, Nérondes, Flavigny et Ourouer-les-Bourdelins sont également concernées. Les organisateurs du Teknival se positionnent contre la proposition de loi 1133, qui vise à renforcer la pénalisation des rave-parties non déclarées, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 9 avril 2026 et en attente d’examen au Sénat.
Laurent Nuñez a effectué un survol de reconnaissance en hélicoptère avant de se rendre au poste médical avancé de Bengy-sur-Craon. Lors de son point presse, il a qualifié le festival d’événement musical illégal, affirmant qu’il portait une revendication anti-militaire. Il a précisé que tous les participants sortant du rassemblement illégal seraient verbalisés pour avoir pénétré sur un terrain militaire interdit d’accès et pour avoir enfreint un arrêté préfectoral interdisant les rassemblements musicaux.
Le bilan préfectoral du dimanche matin indique 54 personnes prises en charge par les services de secours depuis le début de l’événement, avec quatre personnes placées en garde à vue et environ cinquante verbalisations pour détention de stupéfiants. Plus de 600 gendarmes sont mobilisés sur 14 points de contrôle autour du site, un renforcement par rapport aux 350 gendarmes présents au début. Un obus a été découvert près du site, nécessitant l’intervention des démineurs.
Le député Horizons du Cher, Loïc Kervran, a signalé de nombreuses dégradations sur des biens publics et privés, tandis que la députée écologiste Sandrine Rousseau a exprimé son soutien à la jeunesse en quête de lieux de fête alternatifs. La maire de Cornusse, Édith Raquin, a déclaré n’avoir reçu aucun signalement d’incidents majeurs dans son village.
La désinstallation du site est attendue dans les heures à venir, sans calendrier officiel communiqué. La préfecture a averti que des poursuites judiciaires seraient engagées contre les organisateurs identifiés, et les contrôles aux points de sortie devraient engendrer un nombre élevé de verbalisations dans les prochains jours.
Cette édition du Teknival marque un retour symbolique du mouvement Tekno à la date historique du 1er mai, dans un contexte de tensions persistantes entre les collectifs de free party et les autorités.
Source : CLPRESS





