
par Ploum le 2026-04-10
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Après le « Je n’ai rien à cacher », voici venu l’ère du « Je n’ai rien à penser »
Se faire prendre pour des crétins parce que ça fonctionne
Selon une annonce de Google, il y a plus de personnes dans le monde utilisant un smartphone Android que de personnes ayant accès à de l’eau potable et à des systèmes d’égouts. Cette statistique soulève des questions sur l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle (IA) dans des contextes où des besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits.
Des événements académiques, où des représentants de Google discutent de l’importance de l’IA, rappellent des pratiques passées jugées douteuses, comme celles de vendeurs de cigarettes promouvant leur produit auprès de jeunes. Les intervenants affirment que l’utilisation de l’IA ne laisse pas de choix aux utilisateurs, comme l’indique Anthropic : « Que vous le vouliez ou non, préparez-vous pour ce monde stupide ! »
À Louvain-La-Neuve, une compétition a récemment eu lieu, où des participants couraient autour d’un lac tout en consommant quatre bières de 33cl, sponsorisée par une marque de bière. Cet événement a été approuvé par l’université, illustrant une certaine naïveté parmi les étudiants face à ce type de promotion.
La fin de l’intellectualisme
Un article récent aborde le déclin de la lecture et le retour à l’oralité, soulignant que cette tendance favorise l’émotion sur l’information et la manipulation sur la rationalité. Les chercheurs, qui devraient représenter l’élite intellectuelle, se retrouvent souvent à produire des travaux basés sur des citations d’articles inexistants, soulevant des inquiétudes quant à la qualité de la recherche actuelle.
Cette situation est exacerbée par la valorisation d’un style de management où des décisions sont prises rapidement, souvent au détriment d’une réflexion approfondie. Cela se traduit par une pression à maximiser le produit intérieur brut (PIB) au lieu de prendre en compte des enjeux environnementaux, tels que la réduction des émissions de CO₂.
Ma défense : l’effet bibliothèque
Les chatbots augmentent la disponibilité de l’information, mais cela peut réduire l’engagement cognitif. Ce phénomène, connu sous le nom d' »effet Google », a été étudié dès 2011. Lorsque l’information est facilement accessible en ligne, les utilisateurs sont moins enclins à la mémoriser, ce qui peut affecter leur développement intellectuel.
En revanche, rechercher une information dans un livre nécessite un déplacement physique, ce qui aide à la mémorisation. Les livres offrent également une stabilité d’information, contrairement aux contenus en ligne qui peuvent changer ou disparaître, créant un environnement plus propice à la réflexion et à la créativité.
En conclusion, la tendance actuelle semble mener vers une dévalorisation de l’intellectualité, avec des implications significatives pour la société et l’éducation.





