Sur la Loire, des métiers disparus racontent l’histoire du commerce fluvial

Sur la Loire, des métiers disparus racontent l’histoire du commerce fluvial

La Loire, fleuve emblématique de France, a longtemps été le théâtre d’une riche activité commerciale, soutenue par des métiers désormais oubliés. Charpentiers de marine, gobelins, haleurs ou gabelous ont contribué à façonner l’économie fluviale de la région. Cette histoire est mise en lumière par le conférencier Jean-François Raffestin, qui explore l’univers des mariniers et des compagnons de rivière.

Les charpentiers de marine, par exemple, utilisaient des techniques de construction sans plans dessinés, se fiant à un « gabarit mental » et à des outils traditionnels comme la pige et la corde à treize nœuds pour mesurer et tracer les embarcations. Les voiles, quant à elles, étaient fabriquées à partir de toile de chanvre, conçues pour naviguer efficacement contre le courant.

Les compagnons de rivière ont également joué un rôle crucial dans la navigation ligérienne. Les gobelins aidaient à faire passer les bateaux sous les ponts, tandis que les haleurs, parfois jusqu’à cinquante, tractaient les embarcations le long des chemins de halage. Les coûts liés à ces opérations pouvaient atteindre 1 600 livres pour l’engagement de 44 haleurs, une dépense souvent couverte par le commerce du sel.

D’autres métiers, comme les liseurs, entretenaient le chenal navigable, balisant les passages les plus sûrs. Les passeurs de Loire avaient une activité réglementée, garantissant la sécurité et le respect des passagers.

Autour de ce commerce fluvial gravitait une économie complète, incluant portefaix, tonneliers, et gabelous, qui luttaient contre la contrebande de sel. Les archives notariales témoignent encore de cette riche activité, détaillant ventes de bateaux, naufrages et contrats de halage.

Jean-François Raffestin continue de partager ses connaissances à travers des conférences sur la Loire. Pour plus d’informations, il est possible de le contacter par mail à jf@raffestin.com.

Source : ici.fr

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