Pourquoi un éventuel phénomène

Pourquoi un éventuel phénomène « super El Niño » fait craindre le pire, notamment en Asie

Ces dernières semaines, des prévisions anticipent une hausse des températures de surface de la mer dépassant les 2°C, aggravant le risque de catastrophes dans le monde. Les potentielles conséquences économiques et humanitaires en Asie, déjà fragilisée par le blocage du détroit d’Ormuz, inquiètent des spécialistes.

Pour l’ONU, un épisode El Niño est « de plus en plus probable » à partir de la mi-2026. Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), un changement significatif dans le Pacifique équatorial est déjà observé, avec des températures de surface qui augmentent rapidement. Ce phénomène océanographique naturel se produit généralement tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois. L’OMM prévoit des températures à la surface des terres émergées « supérieures à la normale quasiment partout » durant la période de mai à juillet.

Cependant, une autre inquiétude émerge : un « super El Niño », défini par des anomalies de températures de surface de la mer dépassant les 2°C. En 2015-2016, ces anomalies avaient même atteint +2,5°C. Des experts, tels que Lauriane Batté de Météo-France, confirment que certains modèles de prévision montrent une augmentation marquée des températures.

Le dernier « super El Niño » a eu lieu en 2023-2024, période durant laquelle des sécheresses intenses, des inondations et des impacts sur la santé ont été signalés. Environ 21 000 à 24 000 personnes sont mortes en lien avec ces événements, selon une étude de l’Organisation mondiale de la santé.

L’Asie, vulnérable aux canicules, fait partie des régions les plus touchées par ce phénomène. Avant même le retour d’El Niño, des pays comme la Corée du Nord font face à des sécheresses graves. De plus, la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz aggravent la situation, perturbant l’approvisionnement en carburant et fertilisants, essentiels pour l’agriculture asiatique.

Les conséquences d’un climat plus chaud et plus sec pourraient également inclure une aggravation de l’insécurité alimentaire. Selon BMI, si les prix des récoltes n’augmentent pas suffisamment, les marges des producteurs diminueront, entraînant une réduction des apports d’engrais et une baisse des rendements. Cela pourrait exacerber l’inflation alimentaire, surtout sur les marchés dépendants des importations.

La perspective d’un « super El Niño » demeure incertaine. Des climatologues soulignent qu’il est encore trop tôt pour prédire si le seuil des +2°C sera dépassé. La prochaine mise à jour de l’OMM est attendue avec une grande attention.

Source : Franceinfo.

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