Suisse : scandale dans le canton de Vaud, des lycéens privés de voyage d’études
Suisse : à Burier, des élèves privés de voyage et des recours menacés par le calendrier
Le fait principal
Une vingtaine d’élèves du Gymnase de Burier, à La Tour-de-Peilz, dans le canton suisse de Vaud, sont privés du voyage d’études prévu début octobre 2026 après avoir consommé de l’alcool pendant un camp sportif. Plusieurs familles contestent une sanction qu’elles jugent excessive. Leur inquiétude : obtenir une réponse lorsque leurs enfants auront déjà manqué le départ. L’affaire est rapportée par la journaliste Ellen De Meester, dans Blick. (blick.ch)
Ce qui s’est passé
En juin, pendant un camp de surf organisé par l’établissement, une adolescente a été transportée à l’hôpital en ambulance après une consommation excessive d’alcool. Au retour, 18 élèves ont reconnu avoir bu pendant la soirée. Selon le récit de Blick, ils ont reçu une suspension provisoire d’une semaine et une exclusion du prochain voyage d’études. (blick.ch)
La directrice, Suzanne Peters, ne décrit pas une simple entorse au règlement concernant l’alcool. Elle affirme que les élèves sont sortis après le couvre-feu pour rejoindre une plage, se plaçant ainsi hors de portée de l’assistance des adultes. L’interdiction de boire et les horaires avaient, as-t-elle, été rappelés à leur arrivée. (blick.ch)
Les parents contestent, eux, l’accusation selon laquelle les jeunes auraient abandonné leur camarade. Adrien, prénom utilisé par Blick pour désigner un père, rapporte que les élèves concernés disent n’avoir été ni présents auprès d’elle ni conscients de son état. Il soutient également que la majorité n’avait consommé qu’un ou deux verres. Ces affirmations restent celles des familles : elles ne permettent pas, à elles seules, de reconstituer les responsabilités individuelles. (blick.ch)
Le contexte
Dans le canton de Vaud, les formations gymnasiales comprennent notamment l’école de maturité et l’école de culture générale. Il s’agit donc ici d’un conflit scolaire dans l’enseignement postobligatoire, et non d’une affaire concernant un équipement sportif. (vd.ch)
Pourquoi sanctionner un incident de juin en supprimant un voyage d’octobre ? Suzanne Peters explique qu’un retour immédiat aurait normalement été organisé. Mais 16 des 19 élèves concernés étaient mineurs et aucun transport coordonné n’avait pu être trouvé. L’établissement a donc laissé le groupe terminer le camp et choisi l’exclusion du prochain voyage comme me alternative. (blick.ch)
Du côté administratif, le Département de l’enseignement et de la formation professionnelle (DEF) invoque l’examen détaillé des dossiers, les échanges contradictoires et une forte hausse des recours. Il donne la priorité aux décisions qui conditionnent la poursuite des études ou les qualifications professionnelles. Une hiérarchie explicable, mais qui laisse les familles de Burier face à une échéance très concrète. (blick.ch)
Les chiffres à retenir
- 18 élèves ont reconnu avoir consommé de l’alcool, selon le récit de Blick.
- 19 élèves concernés, dont 16 mineurs : c’est le décompte cité par la directrice pour expliquer l’impossibilité d’un retour anticipé. L’article ne précise pas l’articulation entre ces deux effectifs.
- Une semaine de suspension provisoire s’ajoute à la privation du voyage.
- Six recours ont été déposés ; deux ont ensuite été retirés.
- 400 francs suisses d’avance de frais ont été demandés, selon Adrien, avec une demande reçue seulement le 28 août.
- Plus de 200 dossiers de recours dans l’enseignement postobligatoire étaient comptabilisés par le DEF au 17 septembre 2026. Le département annonce une hausse de 25 % par rapport à 2025. Ces chiffres concernent l’ensemble de ce secteur, pas seulement Burier. (blick.ch)
Ce que cela révèle
La sécurité des élèves n’est pas un détail. Une hospitalisation et une sortie nocturne rapportées par l’établissement justifient de prendre l’incident au sérieux. Mais constater une faute ne règle pas automatiquement la question de la proportion de la sanction, ni celle du rôle de chaque élève. Voilà le cœur du désaccord entre la direction et les familles. (blick.ch)
L’autre tension tient au calendrier. Les parents doivent encore répondre aux arguments de la direction avant la fin septembre, pour un départ prévu début octobre. Adrien soupçonne l’administration de laisser filer le temps. Rien, dans les éléments publiés, ne démontre une volonté délibérée de retarder la décision : le DEF invoque sa charge de travail et ses priorités. (blick.ch)
Reste une question difficile à esquiver : à quoi servirait, concrètement, une décision favorable rendue après le voyage ? Pour apprendre la patience administrative, les élèves n’auront manifestement pas besoin de quitter le canton.
Ce qu’il faut retenir
Les familles contestent le cumul des sanctions ; la direction défend une réponse à des manquements qu’elle juge dangereux. L’issue des recours n’est pas indiquée dans les informations publiées. (blick.ch) Le véritable test sera double : une décision proportionnée, et une réponse encore utile lorsqu’elle arrivera.
Sources : Ellen De Meester, Blick, « Vaud : scandale autour de gymnasiens privés de voyage d’études », source principale des faits et des témoignages ; État de Vaud, présentation officielle des formations gymnasiales. (blick.ch)
