Stacey-Lee May, la pilote sud-africaine qui fait du spinning un art de précision
À Eldorado Park, dans la région de Johannesburg, Stacey-Lee May a grandi au contact des voitures et des rassemblements de « spinning ». Cette pilote et cascadeuse sud-africaine défend une discipline spectaculaire, mais qu’elle décrit comme exigeant surtout maîtrise, précision et connaissance du véhicule.
Ce qu’il faut retenir
Le spinning consiste à faire évoluer une voiture dans des figures contrôlées, souvent accompagnées de dérapages et de pneus fumants. Dans le portrait publié par Mail & Guardian et repris par Courrier international, May insiste sur la préparation et la sécurité : selon elle, cette pratique n’a pas sa place sur les routes ouvertes à la circulation.
Une passion née en famille
Les premières images de spinning de May remontent à son enfance. Ses parents l’emmenaient à Kimberley, pendant les week-ends de Pâques, assister à des démonstrations organisées sur la piste de Monster Mob. Son père était passionné d’automobile et possédait une entreprise de remorquage ; sa mère travaillait dans une concession. Les voitures faisaient donc partie de son quotidien bien avant qu’elle prenne le volant.
May raconte avoir appris les bases de la discipline rapidement. Mais elle récuse l’idée qu’il suffirait de faire patiner les roues : il faut connaître le comportement de la voiture, maîtriser ses commandes et rester attentive à ce qui se passe autour de soi. Le spectacle, explique-t-elle, repose sur un travail technique que le public ne voit pas toujours.
Faire une place aux femmes
Dans un univers qu’elle décrit comme largement masculin, May souhaite encourager d’autres femmes à s’y engager. Elle dit conseiller celles qui la sollicitent, tout en reconnaissant ne pas disposer actuellement des moyens nécessaires pour organiser des cours. Son projet à long terme : créer une école de spinning réservée aux femmes.
Son ambition dépasse aussi le développement de la discipline dans son pays. May espère que le spinning sud-africain gagnera en visibilité à l’étranger, sans perdre son identité locale. Elle cite les démonstrations internationales de pilotes sud-africains comme un moyen de faire découvrir cette culture automobile à de nouveaux publics.
Cette carrière, coûteuse en carburant, pneus et entretien, s’accompagne d’une préparation matérielle et mécanique. May évoque également l’importance de ses études de droit, qu’elle considère comme un appui face à l’incertitude d’un parcours sportif. Son portrait dessine ainsi une pilote qui veut faire évoluer sa discipline autant par la conduite que par la transmission et la représentation des femmes.
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies
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