
Sondage : Près d’un Américain sur trois pense qu’un attentat contre Trump a été « mis en scène »
Une enquête d’opinion réalisée par YouGov et publiée par NewsGuard révèle que près d’un tiers des Américains (30 %) croient qu’au moins l’une des trois tentatives d’attentat visant Donald Trump depuis l’été 2024 a été orchestrée. À peine 38 % des sondés considèrent ces incidents comme authentiques, tandis que les autres se divisent entre ceux qui sont convaincus du contraire et ceux qui ne se prononcent pas. En moyenne, 54 % des Américains se classent donc dans la catégorie des complotistes ou des indécis.
Les trois incidents en question sont bien documentés : le tir essuyé par Donald Trump à Butler, en Pennsylvanie, le 13 juillet 2024, qui a causé un mort dans le public ; l’arrestation d’un homme armé près du Trump International Golf Club de West Palm Beach le 15 septembre 2024 ; et l’attentat survenu lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche le 25 avril 2026. Les enquêtes n’ont établi aucun lien entre les assaillants et l’entourage du président. NewsGuard a même demandé une vérification des données auprès de YouGov, qui a confirmé les résultats.
L’enquête met en lumière les lignes de fracture partisanes concernant le conspirationnisme. Aux États-Unis, le mouvement QAnon, souvent associé à l’électorat pro-Trump, a contribué à ancrer l’idée que le complotisme est majoritairement une préoccupation de droite. Toutefois, les résultats montrent que ce sont les électeurs démocrates qui adhèrent le plus à l’idée d’une mise en scène des attentats. En effet, 21 % des sympathisants démocrates estiment que les trois événements ont été fabriqués, contre seulement 3 % des républicains.
La jeunesse apparaît également comme la tranche d’âge la plus réceptive à ces théories, avec 32 % des 18-29 ans considérant que l’attentat du dîner des correspondants a été truqué, par rapport à 15 % chez les plus de 65 ans. Ce phénomène s’inscrit dans un schéma narratif bien établi, où des comptes influents sur les réseaux sociaux ont rapidement suggéré que Trump aurait simulé ses blessures ou que les journalistes auraient été prévenus à l’avance.
Cette enquête a été réalisée entre le 28 avril et le 4 mai 2026, auprès d’un échantillon représentatif de 1000 Américains majeurs.
Source : NewsGuard






