Six organisations lancent une bataille juridique contre l'extension de cette carrière du pays de Retz

Bataille juridique contre l’extension de la carrière de Saint-Colomban

À peine deux mois après l’autorisation accordée par le préfet à Heidelberg Materials France Granulats pour poursuivre et étendre l’exploitation de sa sablière à Saint-Colomban, six organisations environnementales ont engagé des recours juridiques pour contester ce projet.

Les co-requérants, qui se sont unis au tribunal administratif, incluent La Tête dans le sable, le Groupement des agriculteurs biologiques (GAB) de Loire-Atlantique, la Confédération paysanne 44, France Nature Environnement, le collectif Carrière Tahun et la Ligue de protection des oiseaux (LPO) de Loire-Atlantique. Ils estiment que le projet est inadapté aux enjeux environnementaux actuels, selon un communiqué commun.

Les militants ont décidé de lancer trois recours distincts pour s’opposer à la délibération du 2 mars 2026, approuvant la révision du Schéma de cohérence territorial (Scot) du Pays de Retz. Ce vote a eu lieu lors d’une réunion à la maison intercommunale de Sud Retz Atlantique, où les opposants s’étaient rassemblés.

Thomas Dubreuil, avocat des associations, souligne que le Scot précédent offrait des protections plus robustes. « Dans la version révisée, les mécanismes de protection ont été supprimés », déclare-t-il. Il rappelle qu’en début 2025, le tribunal avait reporté sa décision sur le fond à la suite de cette délibération.

Une modification du Plan local d’urbanisme (PLU) a également été approuvée par le conseil municipal de Saint-Colomban le 4 mars 2026. Cette décision est contestée par le collectif, qui s’interroge sur l’intérêt général du projet.

Un troisième recours concerne l’arrêté préfectoral du 16 mars 2026, qui autorise Heidelberg à commencer les travaux. Dubreuil indique que les recours mettront l’accent sur l’impact sur la ressource en eau et la protection des espèces menacées.

Les organisations prévoient de lancer une campagne de financement participatif pour soutenir leurs démarches juridiques. Elles affirment leur détermination à s’opposer à ce projet, qu’elles jugent destructeur.

Le délai moyen pour le traitement des affaires dans les tribunaux administratifs varie de 18 à 24 mois. Dès le début des travaux par Heidelberg, le collectif prévoit de déposer une requête en urgence pour tenter de suspendre ces opérations.

Source : Actu.fr, Laurent Renon, 12 mai 2026

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