
« S’il faut y aller, faut y aller » : rencontre avec ces jeunes prêts à s’engager dans l’Armée
Avec un budget de 413 milliards d’euros prévu pour la période 2024-2030, la Défense française atteint des niveaux historiques. Sur le terrain, le recrutement ne faiblit pas, comme le montre le salon d’informations organisé à Limoges, le jeudi 7 mai. Alors que le service national volontaire, relancé pour répondre aux besoins des armées face aux menaces, débutera cet été, de nombreux jeunes se questionnent sur leur engagement.
William, un lycéen de 17 ans en bac pro commerce et vente, exprime son désir de défendre son pays : « Un jour, je serai appelé et ça ne me fait pas peur. C’est pour défendre ma famille, mes amis, mon pays. » Il a déjà passé des tests pour devenir assistant moniteur sportif et envisage de devenir réserviste. Il souligne également sa conscience des risques militaires : « Je suis conscient que je peux perdre ma vie, mais être militaire ce sont des engagements. »
Les préoccupations géopolitiques sont omniprésentes. William craint que la France soit touchée par des conflits mondiaux, rappelant les horreurs des guerres passées. Le Chef Morgan du 515e régiment du train d’Angoulême note que les jeunes posent souvent des questions sur les missions et les conséquences d’un conflit potentiel.
Cyr, un autre lycéen de 16 ans, s’intéresse également aux métiers de l’armée. Actuellement en Première, il se renseigne sur le nouveau service national volontaire, qui dure 10 mois. Il déclare : « Si un jour, il faut vraiment aller à la guerre, cela nous permettrait d’avoir une petite base pour y aller. » Il fait écho à un sentiment commun : « Ça fait depuis bien longtemps qu’il y a des guerres. S’il faut y aller, faut y aller. »
Le salon d’informations vise à démontrer que l’Armée offre des carrières variées au-delà des fonctions de combat. L’Adjudant Aurélien, du Centre d’information et de recrutement des forces armées (Cirfa) de Limoges, souligne que des spécialités moins connues, telles que médecins, cuisiniers ou techniciens du génie, sont également disponibles.
Chaque année, l’Armée recrute en moyenne 22 000 militaires d’active et 12 000 réservistes. Cependant, les défections augmentent depuis 2022, en raison des incertitudes professionnelles et des défis liés à la vie militaire.
Source : France Télévisions




