
Pourquoi le coiffeur coûte autant aux femmes ?
Quand la discrimination tarifaire devient capillaire ! Mais pourquoi cela coûte si cher, le coiffeur, quand on est une femme ?
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Une enquête récente révèle une différence flagrante de tarifs hommes/femmes dans les salons de coiffure. En effet, l’écart de prix moyen est de 46 % en défaveur des femmes. En moyenne, les femmes dépensent plus d’un euro par minute pour leurs coupes, alors que les tarifs masculins ne dépassent généralement pas les cinquante euros. Ce phénomène soulève des questions sur l’égalité des sexes dans un domaine où les prix sont librement fixés.
L’association de consommateurs CLCV évoque une “sur-facturation” pour les femmes, tandis que le magazine « 60 millions de consommateurs » encourage les clientes à saisir le Défenseur des droits en cas de tarifs excessifs.
Contexte factuel
Cette disparité de prix ne s’explique pas uniquement par des différences dans les techniques de coiffure ou les produits utilisés. Elle est également liée à un phénomène sociologique connu sous le nom de « taxe rose », qui désigne l’écart de prix entre produits destinés aux hommes et aux femmes, souvent basé sur des considérations de genre. Par exemple, un produit de soin féminin peut coûter plus cher qu’un équivalent masculin, simplement en raison de son packaging ou de son marketing.
Données ou statistiques
Une enquête menée par la CLCV a révélé que sur 902 salons, seulement un salon pratiquait des tarifs unisexes, basés sur le temps de service. En moyenne, le forfait « shampoing – coupe – coiffage » coûte 20,46 € pour les hommes contre 30,07 € pour les femmes, représentant un écart de presque 47 %.
Conséquence directe
Cette situation soulève des interrogations sur l’égalité de traitement entre les sexes dans le secteur de la coiffure, et de nombreuses clientes commencent à protester contre ces pratiques. Certaines refusent d’accepter des tarifs plus élevés, même pour des coupes similaires à celles des hommes.
En réponse, certains salons adoptent des pratiques tarifaires non-genrées, basées uniquement sur la longueur des cheveux et le temps de service, remettant ainsi en question les normes établies dans ce secteur.
Source principale : CLCV, 60 millions de consommateurs





