Otahi boycotte la rencontre avec le gouvernement
Otahi boycotte la rencontre avec le gouvernement

Tahiti, le 29 avril 2026 – Pour la première fois, le syndicat Otahi a décidé de boycotter la traditionnelle rencontre avec le gouvernement prévue le 1er mai, à l’occasion de la fête du Travail. La secrétaire générale, Lucie Tiffenat, a exprimé son mécontentement face à la limitation du nombre de participants à deux par centrale syndicale. Elle a déclaré : “Les membres de mon syndicat souhaiteraient être présents, ne serait-ce que pour écouter ou être là tout simplement sans même prendre la parole, comme on l’a toujours fait.”

Le refus du gouvernement de lever cette restriction a conduit Otahi à ne pas participer, une première dans l’histoire de ces discussions. Tiffenat a également critiqué le délai imposé pour l’envoi des doléances, notant que les syndicats n’avaient que deux jours pour répondre aux invitations reçues tardivement. “On nous envoie des invitations le 21, voire le 22… c’est un manque de respect,” a-t-elle ajouté.

Les préoccupations ne s’arrêtent pas là. D’autres syndicats, comme la CSIP, ont exprimé leurs inquiétudes quant à la hausse des prix des hydrocarbures, malgré une injection de 3,5 milliards de francs au Fonds de régulation des prix. La 5e secrétaire adjointe, Vaitea Le Gayic, a souligné que cette mesure ne serait que temporaire : “Qui va prendre en charge le reste de l’augmentation ?”

Le manque d’inspecteurs au sein de la Direction du travail a également été mis en avant, affectant la gestion des problèmes dans les secteurs d’activité. Les syndicats demandent que des réponses leur soient apportées rapidement pour pouvoir discuter des points indiciaires.

Les revendications incluent une revalorisation du point d’indice, avec des demandes variant de 20 à 30 % selon les syndicats. La Fraap a formulé une demande précise de revalorisation à 1 296 francs, citant une inflation de 20 % sur deux ans.

En parallèle, le syndicat O oe to oe rima a mis en avant la nécessité de réduire les inégalités entre les femmes et les hommes et a demandé des mesures concrètes du gouvernement à ce sujet.

La situation actuelle soulève des inquiétudes quant à la stabilité politique et économique, et les syndicats espèrent des réponses claires du gouvernement pour avancer dans leurs discussions.

Source : Tahiti-Infos

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