
Ultradroite et antifascisme : 32 personnes en garde à vue lors de manifestations interdites à Paris
Trente-deux individus ont été placés en garde à vue le samedi 9 mai à Paris, en lien avec une manifestation interdite organisée par un groupe d’ultradroite, ainsi qu’une contre-manifestation antifasciste, également prohibée, selon des informations de l’Agence France-Presse rapportées par la Préfecture de police de Paris.
Un bilan établi à 16h30 a révélé que les forces de l’ordre avaient procédé à 59 interpellations, dont 32 gardes à vue, impliquant des militants tant d’ultradroite que d’ultragauche, dans plusieurs secteurs de la capitale, notamment à République, Pyramides, Saint-Michel et Montparnasse. Ces personnes ont été arrêtées pour des motifs tels que participation à un groupement en vue de commettre des violences et des dégradations, violences volontaires en réunion, et port d’armes prohibées.
La manifestation à l’appel du Comité du 9 mai, un groupe classé d’ultradroite, avait été initialement interdite par la Préfecture de police de Paris, tout comme la contre-manifestation antifasciste intitulée « Pas de nazis dans Paris », prévue pour l’après-midi du même jour. Le tribunal administratif de Paris et le Conseil d’État ont confirmé cette interdiction, invoquant un risque de trouble à l’ordre public.
La Préfecture a rappelé que cette interdiction faisait suite à des incidents antérieurs, notamment la mort d’un militant d’extrême droite radicale, Quentin Deranque, à Lyon en février, ainsi que des saluts nazis observés lors de manifestations précédentes du Comité du 9 mai.
Malgré l’interdiction, le Comité du 9 mai avait incité ses partisans à se rassembler à 15 heures place des Pyramides, tandis que des collectifs antifascistes, également interdits de manifester, avaient prévu un rassemblement à 14 heures au métro Saint-Michel. Des contrôles ont été mis en place pour faire respecter les arrêtés d’interdiction.
En 2025, une manifestation similaire organisée par le Comité du 9 mai avait été initialement interdite, mais le tribunal administratif avait suspendu cette mesure, permettant à environ un millier de militants d’ultradroite de défiler dans Paris, souvent masqués et arborant des symboles néonazis.
Source : Agence France-Presse.



