
Serge Petiot : le bâtisseur silencieux du Grand Nancy Volley-Ball
Depuis 2018, Serge Petiot préside le Grand Nancy Volley-Ball avec une discrétion qui force le respect. Ancien dirigeant de Lagarde et Meregnani, ce bâtisseur de l’ombre privilégie le collectif à l’ego.
Dans l’arène médiatique du sport professionnel, où la lumière attire souvent les discours les plus sonores, Serge Petiot détonne par sa sobriété. À la tête du Grand Nancy Volley-Ball depuis avril 2018, il incarne cette force tranquille du bâtisseur qui n’a jamais cherché à se construire un piédestal. Son parcours est celui de l’exigence : après avoir dirigé pendant plus de vingt ans Lagarde et Meregnani, référence du bâtiment, il a importé sur le parquet les valeurs du second œuvre : la précision, la rigueur et, surtout, l’effacement de l’individu derrière l’œuvre collective.
Pour lui, le « nous » prime toujours. Serge Petiot est convaincu que la réussite d’un club repose sur la cohésion de ceux qui le composent plutôt que sur l’image de celui qui le dirige. Cependant, cette aventure n’a pas été un long fleuve tranquille. Le sport de haut niveau sait se montrer cruel, et l’échec du projet de la nouvelle salle, ce grand dessein pour l’avenir du volley nancéien, a agi comme une épreuve de vérité. On l’a vu vaciller, blessé d’avoir investi tant de foi dans une vision restée lettre morte.
Mais là où beaucoup auraient déposé les armes, il a puisé dans une résilience rare. S’il est reparti au combat, ce n’est pas par soif de pouvoir, mais par une loyauté indéfectible envers ses joueurs, ses partenaires et les supporters. Son investissement est un acte de générosité constante, un don de soi loin des micros.
Saluer Serge Petiot, c’est célébrer cette élégance du retrait et cette passion discrète qui brûle avec une intensité exemplaire.
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