
Le rugby connaît une progression constante en Centre-Val de Loire
La Ligue Centre-Val de Loire de rugby affiche des chiffres encourageants, avec une stabilisation des effectifs au-dessus de 11 000 licenciés. En effet, le nombre de licencié(e)s est passé de 8 500 en 2020 à 11 500 aujourd’hui, marquant un tournant significatif après plusieurs années de stagnation sous la barre des 10 000. L’effet de la Coupe du Monde de rugby a été un catalyseur pour cette dynamique, mais le défi actuel réside dans la fidélisation de ces nouveaux pratiquants.
Le rugby féminin, en particulier, émerge comme un secteur en pleine expansion. Des actions spécifiques sur le territoire ont permis une progression constante des licenciées. Toutefois, la féminisation du rugby ne se limite pas aux terrains ; elle doit également se refléter dans les instances dirigeantes, l’arbitrage et les bureaux des clubs, afin d’assurer une parité à tous les niveaux.
Concernant le haut niveau, le club d’Orléans évolue en Nationale 2, offrant une vitrine importante pour le rugby dans la région. La présence de plusieurs clubs de haut niveau des régions voisines stimule l’envie de développement et d’attraction des jeunes vers les clubs locaux. De plus, des événements tels qu’une rencontre du XV de France U20 contre l’Afrique du Sud, tenue à Châteauroux, renforcent la visibilité du rugby sur le territoire.
En matière d’infrastructures, la Ligue Centre-Val de Loire rencontre des défis financiers pour la création d’un pôle de performance régional, notamment pour le haut niveau féminin. La mise en place d’une structure dédiée nécessiterait un budget de plus de 100 000 € par an. Actuellement, les moyens financiers sont insuffisants pour réaliser ces ambitions sans compromettre d’autres aspects du développement.
Les zones rurales de la région souffrent également d’un manque de ressources pour le développement du rugby. La mutualisation des infrastructures est considérée comme une solution viable, comme l’illustre le projet de terrain synthétique à Chinon, destiné à être utilisé par le rugby et le football. De même, les futurs travaux au stade d’Olivet à Orléans serviront à bénéficier aux deux disciplines.
Enfin, la gestion humaine au sein de la Ligue constitue une priorité quotidienne. Le turnover élevé parmi les techniciens et bénévoles pose un défi constant, nécessitant un effort continu de recrutement et de formation. La reconnaissance du rôle social des associations sportives est jugée cruciale pour la pérennité du modèle.
Source : Rodolphe Estève





