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Réforme du RNS : Des patentés de Polynésie expriment des avis partagés
En Polynésie, la réforme du RNS (régime des non-salariés) a suscité des incompréhensions et des inquiétudes. Jugée trop technique et complexe, elle a rapidement cristallisé les critiques. Cependant, certains professionnels, comme Cécile, ostéopathe installée depuis dix ans, ont pris le temps de s’y pencher. En arrêt maladie pour sa grossesse, elle a découvert les avantages du dispositif : « On a découvert un peu tard… mais en fait, il y a quand même beaucoup d’avantages pour les petits patentés ».
Cette réforme a notamment permis à Cécile d’accéder aux allocations familiales, qu’elle n’avait jamais perçues auparavant, à hauteur de 12 000 francs par mois par enfant. Elle souligne également la réduction du délai de carence en cas d’arrêt maladie, passé de 14 à 7 jours, ce qui lui permet de se sentir moins délaissée par le système.
À l’autre bout de Tahiti, Rahei, entrepreneure, partage un vécu différent. Depuis 2022, elle cumule plusieurs activités, mais a rencontré des difficultés financières en 2025. Elle explique que si le Pays prend en charge ses cotisations, cela lui laissera le temps de se relever et de redémarrer ses projets.
Pour ces entrepreneures, la réforme représente une aide temporaire, un moyen de rebondir plutôt qu’une fin en soi. Elles insistent sur le fait que l’objectif n’est pas de rester dans ce système, mais de l’utiliser comme une bouffée d’oxygène pour repartir.
Actuellement, environ 18 000 Polynésiens sont affiliés au RNS. Avec la réforme, ce chiffre pourrait dépasser 23 000, dans le but d’intégrer davantage de travailleurs dans le système social. Cependant, les gains ne seront pas immédiats, et il reste à voir si cette intégration entraînera une hausse des cotisations à l’avenir.
Les témoignages de Cécile et Rahei révèlent un besoin d’information sur les réformes, souvent difficile d’accès pour les petits patentés. Ce manque de communication pourrait freiner les bénéfices potentiels de la réforme.
Source : La1ere.fr



