
Il faut se préparer dès maintenant : un été chaud et sec redouté par le préfet dans les Alpes-Maritimes
Le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, a lancé un appel à la prudence face à un été 2026 qui s’annonce particulièrement chaud et sec. Les services de l’État, réunis mi-avril, ont souligné la nécessité d’anticiper cette situation afin d’éviter des restrictions d’eau.
Malgré quelques pluies en début d’année, le comité départemental de gestion de l’eau a dressé un constat alarmant. À la fin de 2025, le déficit de précipitations atteignait encore -40 %. Les pluies de février ont permis de réduire ce manque à -7 % en moyenne, mais certaines zones sont encore plus touchées, avec des déficits allant jusqu’à -20 %. Le mois d’avril s’est révélé particulièrement sec, et les réserves en eau n’ont pas été suffisamment reconstituées. Les nappes phréatiques et les cours d’eau affichent des niveaux inégaux, suscitant des inquiétudes pour les mois à venir.
Dans ce contexte, le préfet insiste sur l’importance d’une mobilisation collective pour faire preuve de sobriété dans l’usage de l’eau au quotidien. Si la situation ne s’améliore pas, des mesures de restriction pourraient être mises en place dès cet été, comme cela avait été le cas en 2025, où des limitations avaient été appliquées jusqu’à l’automne.
Les autorités recommandent des gestes simples pour économiser l’eau, tels que limiter les arrosages, utiliser des systèmes économes, récupérer l’eau de pluie et traquer les fuites. Un nouvel arrêté cadre sécheresse est également en préparation, visant à définir plus précisément les seuils d’alerte et les restrictions nécessaires. Cet arrêté est actuellement soumis à consultation du public jusqu’au 6 mai.
Les Alpes-Maritimes, après plusieurs années marquées par des épisodes de sécheresse, se préparent à une nouvelle saison sous tension, avec une alerte lancée bien en amont.
Source : Nice Mag



