Le retour des 24 heures motonautiques à Poses :

Le retour des 24 heures motonautiques à Poses : « Nous essayons de recréer une épreuve mythique qui a malheureusement disparu de Rouen »

Sept ans après la dernière édition, la course d’endurance fait son grand retour dans l’Eure du 1er au 3 mai 2026. Devenus indésirables à Rouen, les amateurs de motonautisme ont trouvé une nouvelle terre d’accueil pour leurs 24 heures motonautiques.

À quelques jours du départ, les bateaux et leurs pilotes prennent leurs marques au Cercle Nautique de Poses. Certains avaient déjà expérimenté ce lieu en 2023 lors d’une course de vitesse, mais cette fois, ils se réunissent pour le championnat du monde d’endurance. Quentin Dailly, pilote rouennais, évoque sa nostalgie : « J’ai fait ma première course à 16 ans, j’ai participé une quinzaine de fois aux 24 heures de Rouen. Pour moi, c’est un moment magique ! On n’a pas le charme de Rouen, mais c’est un nouveau projet qui est plutôt très sympa. »

La Seine demeure leur terrain de jeu, mais l’ambiance d’une course au cœur de la ville, devant 300 000 spectateurs, leur manque. Les organisateurs, cependant, ont réussi à remettre en place une session de nuit, une caractéristique unique en France. Jean-Baptiste Thomas, organisateur et pilote, s’enthousiasme : « C’est la première fois que nous allons courir de nuit ailleurs. Tout le monde est très excité d’avoir remis les phares sur le bateau ! »

Pour permettre cette session nocturne, un dispositif technique a été mis en place, car le plan d’eau de Poses n’est pas éclairé comme les quais de Rouen. Michel Lenglet, président de Rouen Inshore Racing, espère que cette année sera une réussite et envisage une course de 24 heures non-stop l’année prochaine.

Les 24 heures de relais se dérouleront sur trois jours : le vendredi 1er mai de 12h à 00h, le samedi 2 mai de 12h à 19h et le dimanche 3 mai de 11h à 16h. Environ 4 000 spectateurs sont attendus pour suivre les bateaux, qui évolueront à plus de 110 km/h. Pour cette édition, seule la catégorie S3 avec des moteurs de 1000 cm3 sera au départ, les puissants moteurs S1 ayant été écartés.

Les organisateurs mettent en avant le caractère moins polluant de leurs embarcations. « Nous avons des moteurs de 60 cv qui sont des moteurs 4-temps et qui consomment 15 à 17 litres à l’heure. Ça n’a rien de comparable avec ceux qu’on avait à Rouen, » défend Michel Lenglet. Cependant, l’association de cyclistes, la Petite Cyclote, a exprimé des inquiétudes environnementales, soulignant que cette course pourrait perturber des milieux naturels sensibles.

La justice a été saisie par une conseillère communautaire, mais le recours a été rejeté par le tribunal, qui a estimé qu’aucune atteinte grave à la biodiversité n’était caractérisée. Michel Lenglet a précisé que les formes motonautiques sont autorisées toute l’année sur ce plan d’eau.

Côté sportif, 11 équipes et 37 pilotes venus de France et d’un peu partout en Europe seront sur la ligne de départ, avec de nombreux Normands espérant décrocher le titre de champion du monde d’endurance.

Source : France 3 Régions.

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire