À Toulouse, la production d'un paracétamol français prend beaucoup de retard

À Toulouse, la production d’un paracétamol français prend beaucoup de retard

En raison de la défaillance d’un fournisseur marseillais clé et d’une trésorerie tendue, la start-up Ipsophène ne pourra livrer ses premières tonnes de paracétamol made in France qu’en 2028. La facture totale du projet pharmaceutique a été multipliée par deux, obligeant les investisseurs à injecter des fonds supplémentaires.

Alors que l’Élysée a récemment dévoilé sa « stratégie Notre-Dame » pour stimuler 71 milliards d’euros d’investissements industriels en France, le projet d’usine de paracétamol à Toulouse, situé sur un site d’ArianeGroup, fait face à des difficultés économiques notables. Jean Boher, à la tête d’Ipsophène, a déclaré : « Il y a urgence sur le plan financier », soulignant ainsi la gravité de la situation.

Depuis plusieurs mois, la start-up, ses investisseurs et la Région Occitanie se sont réunis à plusieurs reprises pour tenter de trouver des solutions. Ce projet revêt une importance non seulement sanitaire et de souveraineté, puisque le paracétamol consommé en France provient majoritairement d’Asie, mais également politique. La présidente de la région, Carole Delga, a investi beaucoup de temps et d’efforts dans la promotion de ce projet. Un échec serait donc malvenu pour elle, qui soutient une vision de la gauche proche du monde économique. L’Agence régionale des investissements stratégiques (Aris) fait également partie des investisseurs dans cette future usine.

Néanmoins, des avancées ont été réalisées. Grâce à l’appui de la Région, l’État a récemment débloqué le solde d’une subvention de deux millions d’euros au titre du plan France 2030. Une partie de cette somme a été versée immédiatement, tandis que le reste sera alloué en septembre. De plus, les investisseurs historiques, tels que le laboratoire marocain Bottu et son homologue français Flavine, ont renforcé le financement. Jean Boher a précisé qu’une dernière levée de fonds sera nécessaire pour finaliser l’usine, ayant déjà obtenu le soutien financier des laboratoires UPSA.

Source : La Tribune

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire