Et si la solution pour réduire les traînées de condensation formées par les avions était aussi la plus simple ?

Et si la solution pour réduire les traînées de condensation formées par les avions était aussi la plus simple ?

L’aviation, selon l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) et Eurocontrol, représente 3,6 % des émissions totales de gaz à effet de serre au sein de l’Union européenne et 13,4 % des émissions du secteur des transports. À l’échelle mondiale, ce chiffre est estimé à environ 2,5 %.

L’impact climatique des traînées de condensation, qui se forment dans des environnements froids et humides, est largement reconnu. Ces traînées, qui créent des nuages artificiels, contribuent à l’effet de serre et augmentent l’impact de l’aviation sur le climat. Environ 5 % des vols génèrent jusqu’à 80 % de cet effet, soulignant l’importance de s’attaquer à ce phénomène.

Conscient de son impact, l’écosystème de l’aviation commerciale s’engage activement pour atténuer ces effets, avec une ambition mondiale de neutralité carbone d’ici 2050. Cela inclut le développement de technologies innovantes, telles que des avions à faible consommation de carburant, l’utilisation de biocarburants durables et l’optimisation des architectures aérodynamiques.

En juin 2025, lors du Salon du Bourget, la compagnie aérienne Amelia et Thales ont présenté leur partenariat visant à réduire la formation des traînées atmosphériques. Cette initiative a mis en avant une solution d’évitement des traînées, qui a permis d’éviter le relâchement de 2 000 tonnes équivalent CO₂ dans l’atmosphère.

Cette solution se concentre sur l’optimisation des plans de vol en modifiant l’altitude des avions plutôt que leur trajectoire latérale, réduisant ainsi l’impact climatique tout en limitant la surconsommation de carburant. En 2025, environ 6 500 vols ont été opérés par Amelia, permettant d’éviter entre 2 000 et 2 500 tonnes de CO₂ équivalent, représentant une réduction de près de 70 % de l’impact climatique moyen par vol.

Le surcoût en consommation de kérosène est maîtrisé à moins de 0,1 %, rendant cette initiative économiquement viable. Amelia prévoit de poursuivre le déploiement à grande échelle de cette solution en 2026, intégrant les impacts non-CO₂ dans ses stratégies de décarbonation.

Cette initiative conjointe entre Amelia et Thales représente une avancée significative dans les efforts du secteur aérien pour réduire son empreinte climatique.

Source : Futura Sciences

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