
Electrolux annonce la suppression de 3 000 postes dans le monde
Le groupe suédois d’électroménager Electrolux a déclaré le 23 avril le lancement d’une augmentation de capital de 9 milliards de couronnes (830 millions d’euros) ainsi qu’une réorganisation de sa production mondiale, entraînant la suppression de 3 000 emplois d’ici deux ans.
Cette démarche vise à « améliorer l’efficacité à tous les niveaux de son organisation, notamment par une optimisation ciblée de son empreinte industrielle mondiale afin de renforcer encore sa flexibilité », selon un communiqué du groupe.
Electrolux, qui compte environ 39 000 employés, a également annoncé un partenariat avec le fabricant chinois Midea pour établir une société commune, qui reprendra une partie de sa production en Amérique du Nord. Ce partenariat devrait entraîner la perte de 1 500 emplois cette année, principalement en Amérique du Nord. L’usine d’Anderson en Caroline du Nord, spécialisée dans les équipements de réfrigération, cessera cette activité pour se concentrer sur le matériel de linge. En contrepartie, la nouvelle société prévoit d’embaucher 1 200 personnes d’ici 2028.
Par ailleurs, le groupe a récemment annoncé la fermeture de son usine de Santiago au Chili et la cessation de la production sur son site hongrois de Jaszbereny, entraînant respectivement la suppression de 400 et 600 emplois.
Le produit de l’augmentation de capital sera affecté au partenariat avec Midea pour 1 à 1,5 milliard de couronnes, et au plan de réorganisation et d’économies pour 2 à 2,5 milliards de couronnes. Entre 4 et 5 milliards de couronnes seront consacrés à renforcer le bilan du groupe, afin de lui donner la flexibilité financière nécessaire dans un contexte de marché concurrentiel et difficile.
La holding Investor AB, premier actionnaire d’Electrolux avec près de 18 % des actions, a annoncé qu’elle souscrirait à l’augmentation de capital à hauteur de sa part, garantissant également la souscription pour un montant équivalent. Les banques Morgan Stanley et SEB ont également garanti la souscription du montant restant de la recapitalisation.
Source : La Croix




