
Recrutement en tension : des primes de bienvenue allant jusqu’à 6 000 €
Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, certains secteurs d’activité, notamment celui de la santé, font face à de grandes difficultés de recrutement. Pour attirer de nouveaux candidats, de nombreuses entreprises ont mis en place des dispositifs tels que la « prime d’arrivée », également connue sous le nom de « prime de bienvenue » ou « welcome bonus ». Cet avantage, souvent méconnu, est destiné à des profils particulièrement recherchés dans des métiers en tension.
Parmi ces professions, le métier d’infirmier se distingue. Ce dernier nécessite trois années de formation sanctionnées par un diplôme d’État, dispensées dans environ 320 écoles à travers la France. En 2024, le taux de réussite à ce diplôme est de 92 %. À l’issue de cette formation, un infirmier peut espérer débuter sa carrière avec un salaire brut d’environ 1 650 euros par mois dans le secteur public, et jusqu’à 1 850 euros pour ceux qui se spécialisent en anesthésie ou en bloc opératoire.
Les infirmiers, en particulier ceux spécialisés en anesthésie et en bloc opératoire, peuvent bénéficier d’une prime d’arrivée. Par exemple, le CHU de Rouen propose une prime de 3 000 euros bruts pour les infirmiers de bloc. Cependant, certaines institutions offrent des primes encore plus élevées. L’Association Les Maisons Hospitalières, qui recrute un infirmier en gériatrie à Nancy, annonce une prime à l’embauche de 6 000 euros bruts pour toute signature de CDI, versée en cinq fois sur 30 mois.
Cette prime d’arrivée, qui est versée sur plusieurs mois, est conditionnée à l’engagement du nouvel employé à rester au sein de la structure pendant une période déterminée. La Cour de cassation a validé, dans un arrêt du 11 mai 2023, la possibilité pour les employeurs de demander le remboursement partiel de cette prime si le salarié ne respecte pas son engagement.
Source : Le Figaro Emploi.





