
« La Farine de la Trahison » en terre picarde. Quel spectacle !
Amiens, Picardie. Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, défile lorsque des manifestants lui lancent une volée de farine, scandant : « Casse-toi, sale traître ! ». Ce geste symbolique met en lumière le mécontentement croissant envers une gauche perçue comme déconnectée des réalités populaires.
Ce 1er mai 2026, le vent du nord transporte encore l’odeur de la baguette fraîche mêlée à celle de la colère. En Picardie, terre ouvrière, la nouvelle a fait grand bruit : quatre députés socialistes ont voté contre la publication du rapport Alloncle sur l’audiovisuel public, suscitant des critiques sur leur manque de transparence et leur refus de débattre sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public.
Les discussions dans les bistrots et sur les marchés sont vives. Un habitant déclare : « Ils protègent leur télé comme un fromage pendant qu’on galère. » Un autre ajoute : « Peur que le peuple voie la partialité et surtout qui arrose qui ? Trahison. » Ces échanges illustrent un sentiment d’exaspération envers une élite politique jugée déconnectée.
L’enfarinage d’Olivier Faure devient ainsi le symbole d’une caste politique qui préfère cacher les vérités plutôt que d’éclairer le débat. Le visage blanchi du patron du PS, sous les cris de la foule, incarne le spectre d’une gauche en perte de repères.
La colère picarde s’exprime également à travers les voix de jeunes précaires et d’ouvriers retraités, qui soulignent l’incohérence d’un parti qui bloque un rapport crucial sur le fonctionnement de la télévision publique, tout en parlant de pouvoir d’achat. Un manifestant résume la situation : « Faure enfariné ? Ce n’est pas de la violence, c’est de la justice poétique. »
Ce geste traduit un ras-le-bol face à une gauche institutionnelle qui protège ses institutions, alors que le peuple continue de lutter pour des conditions de vie dignes. Le vote des quatre députés socialistes est perçu comme un acte d’entre-soi, éloigné des préoccupations des citoyens.
La prise de parole de Boris Vallaud, tentant de justifier cette décision, est jugée hors sol par de nombreux manifestants. Une femme, particulièrement remontée, conclut : « Il y a peu de chance qu’elle soit réélue en 2027 avec des voix de gauche… les Français ont de la mémoire. »
Cet incident illustre le mécontentement d’une France qui se sent délaissée par ses représentants, renforçant l’idée que lorsque l’on vote contre la lumière, on finit souvent couvert de poudre blanche sous les huées.
Source : Le Blog CGC des Média.






