
Après le teknival de Bourges, Laurent Nuñez promet une répression accrue des rassemblements musicaux illégaux
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé lors d’une visite à Bourges, le 3 mai 2026, que le gouvernement s’engage à « mieux réprimer » les « rassemblements musicaux illégaux », suite à la free-party qui a attiré entre 17 000 et 40 000 participants sur un terrain militaire. Cet événement, qui s’est déroulé sans incident majeur depuis le vendredi précédent, a suscité des inquiétudes concernant la sécurité des participants, notamment en raison de la présence potentielle de munitions non explosées sur le site.
Dimanche après-midi, plusieurs scènes étaient vides et de nombreux festivaliers quittaient les lieux sous un ciel menaçant. Les autorités avaient déjà alerté sur les dangers du champ de tir de la Direction Générale de l’Armement (DGA) utilisé pour le teknival. Samedi soir, des démineurs ont été mobilisés après la découverte d’un obus à proximité du site.
Selon la préfecture, un recomptage précis a révélé que 17 000 personnes étaient encore présentes sur le site à 07 h 30 ce dimanche, tandis que des sources du collectif Tekno Anti Rep estiment que le nombre de participants pourrait atteindre entre 35 000 et 40 000. Les organisateurs ont choisi ce site militaire pour protester contre la politique répressive de l’État envers les free-parties, en lien avec une proposition de loi restrictive actuellement à l’examen au Parlement.
Laurent Nuñez a déclaré que tous les participants qui quitteraient le teknival seraient verbalisés pour avoir pénétré sur un terrain militaire et pour avoir participé à un rassemblement illégal. À ce jour, environ 600 verbalisations ont été effectuées. Le bilan des secours fait état de 54 personnes prises en charge depuis le début de l’événement.
Les autorités continuent d’insister sur la nécessité de prudence, rappelant les risques liés aux munitions non explosées. Les organisateurs de l’événement diffusent également des messages de sécurité sur les réseaux sociaux pour avertir les participants.
Source : Le Monde avec AFP





