Rassemblement à Paris pour défendre la liberté de la presse, « attaquée partout »

Rassemblement à Paris pour défendre la liberté de la presse

Quelques centaines de personnes se sont rassemblées à Paris, le dimanche 3 mai 2026, à l’initiative de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), pour dénoncer des attaques croissantes contre la liberté de la presse à travers le monde. Sur une longue banderole déployée sur le parvis de l’Hôtel de ville, on pouvait lire en français, en anglais et en espagnol : « Le devoir d’informer – Le droit d’être informé ».

Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ, a souligné que « la presse est attaquée partout, sur tous les terrains, y compris sur les terrains où il n’y a pas de guerre ». Il a également évoqué la situation difficile des journalistes aux États-Unis, qualifiant leur quotidien de « guerre aux journalistes ».

La manifestation, qui a vu la participation de membres de l’Unesco et de la Ligue des droits de l’homme, a coïncidé avec l’ouverture du congrès de la FIJ, qui célèbre son centenaire. Fondée en 1926, cette organisation est la plus grande fédération de journalistes au monde, représentant 600 000 professionnels dans 187 syndicats et associations de plus de 140 pays. Elle défend les droits de l’homme, la démocratie et le pluralisme des médias.

Constat alarmant

La liberté de la presse a atteint son niveau le plus bas depuis un quart de siècle, selon Reporters sans frontières. Dans son classement mondial annuel, l’organisation a noté que la France se classe 25e, qualifiant la situation de « plutôt bonne ».

Un sondage du collectif Forbidden Stories, mené auprès d’environ 200 journalistes ayant déjà été inquiétés dans 53 pays, a révélé que 70 % des répondants estiment que les enquêtes collaboratives et transfrontalières sont le moyen le plus efficace de résister aux menaces.

Le porte-parole du ministère de l’Europe et des affaires étrangères a ajouté que la libération des journalistes détenus arbitrairement est un impératif, rappelant les actions de la France pour obtenir la libération de Christophe Gleizes, un journaliste sportif arrêté en mai 2024 en Algérie.

En conclusion, face aux restrictions croissantes à la liberté d’expression et à la propagation de fausses informations, le ministère a insisté sur l’importance de la liberté d’informer et d’être informé pour l’exercice de la démocratie.

Source : Le Monde avec AFP

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